La Mudday s’invite à la SaintéLyon

SaintéLyon 2018


Retour sur un weekend express dans le Rhône.

Levé à 5h30 le matin de la course, une journée intense et riche en rencontres commence. 

Me voilà dans le train, direction la Halle Tony Garnier et sa mythique arche que tous les coureurs espèrent franchir.

Après avoir récupéré mon pass presse, je suis attendu sur le stand bvsport pour un test « one shot » de la tenue, édition limitée aux couleurs de cette course légendaire.

Je fais la rencontre de Laurent Jugeau, le créateur de la marque Unchain, et également de Marie, la commerciale de chez Cimalp.

Après plusieurs heures de rencontres et partages, je quitte les lumières du salon pour les navettes direction Saint-Etienne et son hangar survolté.

Cette année, les coureurs auront la chance d’effectuer le tracé testament d’Alain Souzy le traceur historique de la « Sainté » avec près de 81km pour 2200D+.

Nous sommes 7500, le départ s’effectue en 5 vagues de 1500 coureurs toutes les 15 minutes pour éviter les « embouteillages ». 

Nous sommes samedi 1er décembre, il est 22h30, il pleut. Je baille sur la ligne de départ de cette 65 ème édition de SaintéLyon.

Malgré une heure d’avance, je ne pars que dans la deuxième vague à 23H45. Je peste, j’ai envie de courir pour sortir de cette léthargie qui me gagne.

Nous partons enfin, les jambes sont lourdes, les sensations sur les premiers kilomètres sont bizarres.Je mets d’entrée de jeu de la musique pour me mettre dans ma bulle, je sais que cette nuit va être difficile. 

« Je ne t’ai pas sous-estimé SaintéLyon mais je me présente devant toi en méforme et fatigué ».

Je me raccroche tout de suite à mon mental pour avancer tranquillement mais longtemps. Arrivé au premier ravitaillement à St-Christo-en-Jarez km 19/620D+ en un peu plus de deux heures, je rempli mes gourdes et ne m’attarde pas.

La pluie redouble 

Les conditions se durcissent, je continue sur mon train de sénateur, pas d’affolement, et régulier.

Je passe Sainte-Catherine 32km/950D+ en 3h52. Les temps de passage sont plutôt correctes. J’avais oublié ce que c’est que de courir sur pareille distance. Il faut sans cesse relancer. Et comme à « St-Christo », je ne m’arrête pas, les ravitos sont en extérieur, je préfère continuer pour éviter d’attraper froid.

Après 4h de course, je prends enfin du plaisir à monter en trottinant pendant que les autres coureurs marchent.

Je dois encore travailler les séances de côtes mais ce n’est pas trop mal.

Je continue tant qu’il y a du carburant dans le moteur.

Le Camp-Saint-Genou 46ème km/1400D+, je commence à être un peu « cramé », mais psychologiquement le plus dur est derrière, il ne reste plus que 35km/800D+.

Un panneau nous rappellera d’ailleurs tout les cinq kilomètres, la distance restante à parcourir. Un brin vicieux certains diront.

Le vent s’est levé, la pluie nous fouette le visage, c’est dur, je m’oblige à courir pour me réchauffer.

Les 15 km qui suivent vont être long et compliqués. Je chute dans un sous-bois mes mains sont souillées de boue, je me relève et repars. La Sainté pas technique diront certains, mais quelques montées bien placées font quelques dégâts dans les rangs.

 Après 8h30 de course, me voilà arrivé à Soucieux-en-Jarret avant le dernier ravito, je suis liquide. Pour la première fois de la course, je prends cinq minutes de pause et un vrai ravitaillement

Je mange un peu, bois un café chaud avec un cookie (ce détaille a de l’importance dans la suite de la course).

Il reste 20km/400D+

 Je me sens revivre, les jambes sont dures mais j’ai de l’énergie, alors je repars et j’avance plutôt bien. Moins d’une heure pour atteindre Chaponost, je ne m’y arrête même pas, 10km, une formalité.

Je vais continuer comme cela jusqu’à 4km de l’arrivée malgré les 300 de D+ restant, je relance après chaque montée. Sauf une. J’avais oublié combien la dernière côte était longue. Je me remémore les instants passés en 2011 sur ce passage avec trois amis.

Cela fait 17 kilomètres que je donne, mais l’addition arrive avant même mon passage sous l’arche.

Je n’ai plus de carburant, mais je me force à faire la méthode cyrano marche course.

A 500m de l’arrivée, j’appelle ma famille restée à Paris en vidéo pour profiter pleinement de cette mythique arrivée. L’émotion est toujours au rendez-vous.

 « Je ne me lasserai jamais de ce sentiment de devoir accompli mélangé à la satisfaction, la joie, la fatigue et la fierté d’aller au bout de chaque aventure. »

Classement scratch hommes

  • Guillaume PORCHE 6h26’12
  • Romain MAILLARD 6h32’40
  • Thibault GARRIVIER 6h33’11

Classement scratch femmes

  • Aigul MINGAZOCA 7h55’35
  • Claire MOUGEL 7h56’13
  • Sylviane CUSSOT 8h12’42

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