Retour sur la VOLVIC VOLCANIC EXPERIENCE

La VVX par Fabrice

Jeudi matin départ vers la chaine des Puys du côté de Volvic pour la VVX, expérience volcanic autour du sport, de la découverte et de la musique. Invité par Wondertrail à participer à l’une des courses du week-end : pour moi ce sera le Trail Chaine des Puys – faille de Limagne 110km pour 3500m de D+ pour la préparation au grand raid de la Réunion, avec comme supporter et photographe de choc ma petit famille.

Nous arrivons en début d’après midi à Volvic sur le site du GOULET, prêt de la source VOLVIC pour le retrait du dossard et la rencontre avec l’équipe du suivi presse. Un petit briefing de l’organisation sur le concept de l’événement et le suivi de course avec les points magnifiques de passage des coureurs à ne surtout pas manquer. Rendez-vous pris sur la ligne de départ pour le lendemain à 4heures du matin.

VVX

Le retrait des dossards s’effectue à l’intérieur de l’ancienne usine d’embouteillage de l’eau VOLVIC où sont installés des exposants de produits locaux. Direction ensuite vers Volca’Lodge Tournebise ou nous logeons, pour la préparation du sac et des affaires de courses afin d’être prêt pour aller se coucher tôt car demain levé à 2 heure du matin.

19h30 nous nous rendons sur la place du village où nous attend le repas inaugural de la VVX. Nous assistons à la présentation du week end festif, et des favoris présents pour les courses du lendemain, avec la présence de l’ambassadeur VOLVIC : Kilian Jornet. Après un petit discours, il se prête volontiers à quelques photos. Nous poursuivons par un bon aligo pendant que sur la place des spectacles musicaux s’enchaînent. Mais nous ne nous attardons, il faut se coucher.

rpt

2 heures le réveil sonne, je prends un bon petit déjeuner avant de m’équiper en prenant bien soin de passer de la NOK sur toutes les zones de frottement, la journée va être chaude et sur 110 km il vaut mieux éviter les ampoules et irritations.

A 3h30 nous nous retrouvons sur la ligne de départ il fait environ 7°C, les manchettes seront les bienvenues pour ce début de course. Je pars faire un petit échauffement sur le parcours des premiers kilomètres, après une centaine de mètres le parcours tourne vers la droite et un single débute : il va falloir se mettre dans les premiers rangs sur la ligne pour ne pas être pris dans les bouchons sur les premiers mètres.

3h50, le briefing de course, la musique retenti et c’est le départ !

Les 400 coureurs s’élancent dans ce faux plat montant en single. Bien placé sur la ligne de départ je cours sans encombre et sans bouchon sur ces premiers km. Nous montons à travers la forêt vers le puy de la Nugère, avant le puy Jume, la lumière du jour commence à filtrer à travers les sapins. Nous entendons de la musique, presque en haut deux musiciens en costume traditionnel accueillent les coureurs, il est 5 heures. Nous montons dans le brouillard, il fait encore sombre dans le sous-bois, et d’un coup nous débouchons au Puy des Gouttes avec une vue fantastique :  une mer de nuage laissant émerger le Puy de Dôme éclairé par les premiers rayons du soleil !

C’est alors le premier ravitaillement, généreux, sucré, salé, boissons et bénévoles aux petits soins pour remplir les flasques. Je fais les niveaux, et je repars très rapidement. Nous ne sommes qu’au 13 ème km, les réserves sont encore bien pleines.

La brume commence à se dissiper lorsque nous approchons de Vulcania, un passage rapide par l’intérieur du site avant de repartir vers la forêt, prochaine étape le puy de Dôme et ces 1465m point culminant de la course. La forêt débouche au niveau du col de Ceyssa ou nous repasserons à la descente.

Le chemin s’élève et la pente s’accentue, nous sommes parfois à l’abris du vent parfois plein vent, il ne fait pas chaud, le soleil est encore timide. Nous croisons les premiers coureurs qui redescendent déjà du puy. Je monte à mon rythme en m’aidant sur certaines portions de mes mains en appuis sur mes cuisses. Chaque virage est marqué par un petit panneau il y en 14. Au sommet je retrouve Sandrine et Thomas, après quelques photos, je fais le tour du sommet avant de m’arrêter au ravitaillement (km 28). Ici le ravitaillement est de choix, pâtes de fruits et pain d’épice artisanal, fromage local : un régal. Je prends un peu plus mon temps, je fais le plein des flasques, mange du sucré, du salé et une boisson chaude. En effet, même si le soleil est présent, il ne chauffe pas encore, il n’est que 7h37.

Pour ne pas trop refroidir je m’élance dans la descente laissant ma petite famille profitez encore du paysage. Dans la descente certains sont prudent, le sol est humide, je double un peu, en restant sur la réserve pour ne pas trop entamer les cuisses, le chemin est encore long.

Là juste après le col de Ceyssa, un spectateur nous applaudit, Kilian Jornet lui-même est là au bord du chemin à encourager les coureurs !!!

Nous traversons alors des forêts de sapins et de bouleaux, avec des successions de faux plats montants ou descendants. Ses passages montants doucement sont assez longs et peu pentus, je les cours pour ne pas perdre de temps. La température montant doucement, j’essaie de boire régulièrement pour ne pas me déshydrater.

41ième  km, un paysage lunaire sur une terre volcanique s’offre à nous le Puys de la Vache, nous traversons une clairière où la roche volcanique est apparente, Sandrine et Thomas sont là pour prendre quelques photos des coureurs, nous repasserons à 200m de là dans environ une dizaine de km.

Nous passons la mi-course, le tracé faisant un huit, nous sommes alors sur le chemin du retour. Le ravitaillement du km 62, au pieds du Puy de Dôme, à côté de la gare du train à crémaillère. Un peu entamé par la chaleur, je prends le temps de bien boire, et de bien manger, sans oublier de faire le plein d’eau.

Sur ce ravitaillement il y a beaucoup de monde, c’est l’un des points de changement de coureur pour les relais duo et trio, avec aussi grands nombres de supporters pour qui c’est l’heure de la pause déjeuner, déjà un peu plus de 8 heures de course.

Je repars tranquillement, les jambes commencent à se faire ressentir, j’alterne alors sur les faux plats course et marche pour conserver un rythme assez régulier. Nous montons alors sur un plateau à 1000m d’altitude environ bordé par la faille de Limagne, ici le paysage est exclusivement constitué de prairies, avec des passages de barrières à vache.

Nous passons par le ravitaillement du km 76 installé au milieu de la carrière de Pouzzolane, point de ravitaillement original ! Mais avec le soleil et la chaleur tout le monde se cale sous les barnums pour espérer un peu d’ombre. Sur chacun des points de ravitaillement, les bénévoles sont aux petits soins pour les coureurs, et toujours très souriants. Certains coureurs commencent à avoir du mal à repartir. De nouveau je refais le plein des flasques, un peu de jambon, du fromage et je repars. Je ne souhaite pas m’attarder en plein soleil, je retrouve alors la forêt et un peu d’ombre.

C’est alors que j’entame les dernières grosses difficultés de la journée, avec une montée bien raide vers le puy de Louchadière rendu difficile par la chaleur qui approche les 31°C. Même si au niveau des jambes cela va encore, c’est plus la chaleur étouffante sous les arbres qui rend la progression difficile. Pas mécontent d’arriver en haut !!

J’enchaine ensuite par une longue descente qui me fera traverser un ravitaillement puis un point d’eau dans le joli manoir de Veygoux restauré. Un dernier ravitaillement au km 97 où je retrouve Sandrine et Thomas, qui me redonnent des forces, je suis maintenant dans le dur, chaque montée est rendue difficile par la température, il ne reste que 13 km ça va le faire !

Je descend alors dans les gorges de d’Enval avant de remonter pour la dernière difficulté de la journée par le Château de Tournoël, puis le puy de la Bannière. Lors de cette dernière montée je me sens bien mal, je sens l’hypoglycémie arriver. Je m’arrête et j’avale rapidement une pâte de fruit, je repars et j’atteins le sommet, je m’élance sans attendre vers Volvic, cela commence à sentir bon l’arrivée, je reprends un ou deux coureurs dans cette descente, malheureusement une erreur de parcours sur la fin me fera repasser derrière. La musique de l’arrivée et le speaker se font entendre au loin. J’aperçois alors Thomas, qui court avec moi, nous passons la ligne d’arrivée ensemble en 16h13 et une 78ième place au scratch.

Une très belle course avec des paysages magnifiques et une organisation vraiment parfaite !!

Un grand merci aux bénévoles qui en tout point du parcours sont souriants et disponibles pour les coureurs, nous accompagnant parfois sur quelques mètres pour nous indiquer le chemin ou encore pour vous refaire le plein d’eau !!!

Un trail et une expérience volcanique à faire sans hésiter.

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