ITW – LE RAID 28 VU PAR SON ORGANISATEUR, PATRICK PILORGET

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    Évènement incontournable de la saison hivernale, le Raid 28 aura lieu cette année le week-end du 19 janvier 2019. Vous ne connaissez pas encore cette course atypique ou souhaitez avoir plus d’informations en vue d’une prochaine inscription ? Laissez-vous guider par Patrick PILORGET, son organisateur, qui a bien voulu nous livrer quelques confidences pour Wondertrail …

    WT – Bonjour Patrick, merci de nous accorder cet ITW pour Wondertrail. Tout d’abord, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

    PP – J’étais coureur au XXème siècle… J’ai pratiqué le marathon sur le tard mais la course à pied a été pour moi le révélateur d’une manière de vivre plus saine, plus contrôlée, plus équilibrée. Maintenant je suis à la retraite, mais dans le civil j’étais directeur d’entreprise ; la pratique d’un sport d’endurance a développé chez moi une énorme capacité de résistance et de réflexion qui a profité à tout mon entourage. Enfant, j’habitais à la campagne, pas loin de Paris, et j’ai cavalé dans les bois et dans les champs toute ma jeunesse. Aujourd’hui, je peux raconter comment un bonheur de môme est devenu un guide de toute une vie.

    En approchant la cinquantaine, je suis resté 3 ans en dessous de 3 heures au marathon (meilleur temps : 2h57) Mon Everest ! C’est là que j’ai connu mes plus grands moments de sportif : Paris, Londres, New-York, c’était hier, j’ai encore tout cela dans ma tête. C’est indélébile, ineffaçable. Plus que des souvenirs, il en reste des amitiés pour la vie. Mes potes, mes coureurs, on a souffert ensemble sur des marathons et des cent bornes. Ils sont toujours là, bénévoles et organisateurs des événements sportifs auxquels notre association, l’Equipe Turoom, contribue tout au long de l’année.

    Depuis 25 ans, nous organisons le Raid 28, un trail par équipe en orientation. La préparation de cet événement sportif qui change de parcours tous les ans est la circulation sanguine de notre association. Quelques unes et quelques uns, comme moi, y travaillent tous les jours avec un seul but : Faire plaisir à nos coureurs et proposer de l’excellence. J’ai effectué une belle carrière professionnelle en réalisant des fabrications de haute technologie où l’excellence avait un sens et où les gens qui ont travaillé à mes côtés avaient du talent. Dans le Raid 28, c’est pareil.

    WT – L’édition du Raid 28 2019 se déroulera cette année le week-end du 19 janvier 2019. Peux-tu nous présenter les épreuves au programme ?

    PP – Le Week-End du Raid 28 comprend maintenant 6 courses avec cinq distances différentes, de 12 à 110 km. Il faut passer obligatoirement par des points de contrôles indiqués sur les documents et faire son chemin en trouvant des balises, ‘’vertes’’, faciles mais pénalisantes (augmentation du temps) et des balises ‘’bleues’’, plus difficiles à trouver mais bonifiantes (diminution du temps). Quelquefois, des nids de balises bleues, des ‘’spéciales’’, permettent aux équipes de jouer avec le terrain en trouvant les balises à travers des jeux de traçage originaux et inédits. Ce sont des inventions du groupe Recherche et Développement de l’Equipe Turoom, testées et mises au point par les meilleures traceuses et traceurs experts de notre association. Cette année, les spéciales seront du genre : Historiques, géologiques et mathématiques. Ce sont les dernières nouvelles, présentées le 16 novembre à Bures, au cours de notre soirée ‘’Le Show du Raid 28’’, sous –titrée : ‘’25 ans d’amour, c’est magique’’. Oui, 25 ans et toujours jeune !

    Voici le programme des samedi 19 et dimanche 20 janvier 2019, en rappelant que toutes les balises sont des options :

    L’UltraRaid 28 : 110 km -1690 mD+ – Equipe de 3 open – En suivi d’itinéraire

    Départ 15h Fontainebleau – Balises : 55 ‘’vertes’’/0 ‘’spéciale’’

    Arrivée le 20/01 Bures avant 15h

    Le Raid 28 : 70 km – 1112 mD+ – Equipe de 5 mixte – En orientation

    Départ 20h La Ferté Alais – Balises : 40 ‘’vertes’’/51 ‘’bleues’’/8 ‘’spéciales’’

    Arrivée : 20/01 Bures avant 15h

    L’Equip’OTrail 28 : 70 km – 1112 mD+ – Equipe de 3 open – En orientation

    Départ 20h La Ferté-Alais – Balises : 40 ‘’vertes’’/51 ‘’bleues’’/8 ‘’spéciales’’

    Arrivée : 20/01 Bures avant 15h

    Le SemiRaid 28 : 45 km – 624 mD+ – Equipe de 3 open – En orientation

    Départ 4h30 Dourdan – Balises : 28 ‘’vertes’’/30 ‘’bleues’’/5 ‘’spéciales’’

    Arrivée : 20/01 Bures avant 15h

    Le Bures 28 : 28 km – 500 mD+ – Equipe de 3 open- En orientation

    Départ 9h Bures – Balises : 27 ‘’vertes’’/27 ‘’bleues’’/5 ‘’spéciales’’

    Arrivée : 20/01 Bures avant 15h

    Le MiniRaid 28 : 28 km – 500 mD+ – Equipe de 3 open – En orientation

    Départ 9h Bures – Balises : 12 ‘’vertes’’/18 ‘’bleues’’/3 ‘’spéciales’’

    Arrivée : 20/01 Bures avant 12h

    ‘‘open’’ signifie mixte ou non. Seul le Raid 28 se court à 5 mixte car c’est la course d’origine qui a ses adeptes de la formule et qui nous aiment comme cela.

    Toutes les arrivées sont jugées sur le Campus de l’Université Paris-Saclay, dans les gymnases du Staps de U-PSud à Bures-Orsay. Confortable, bien équipé, cet équipement permet d’accueillir dans de bonnes conditions nos concurrents avec une animation, un repas et des boissons.

    WT – Peux-tu nous expliquer un peu la genèse de cet événement ?

    PP – L’Equipe Turoom préparait le Raid Gauloises en 1993 (Charline, Marc, Michel, Alain et Patrick) et l’un de ses trajets d’entraînement était d’aller de Bures-sur-Yvette en Essonne, là où nous habitons, jusqu’à Chartres en Eure-et-Loir par les chemins, en partant la nuit vers 3h00 pour arriver à Chartres pour le déjeuner, en autosuffisance et en traçant notre progression à la carte et à la boussole. Nous avons appelé cela “Le Raid 28” et nous l’avons partagé avec des amis dans des équipes de cinq mixtes, comme dans le Raid Gauloises. Trois équipes ont fait cette “course”, puis 20, puis 30… Nous nous sommes organisés et c’est devenu une épreuve incontournable du calendrier sportif. Après l’an 2000, record de participation avec 66 équipes, nous avons fait des modifications profondes dans l’organisation pour y introduire plus d’orientation et des “spéciales”.

    A l’époque de la création du Raid 28, il y avait très peu de courses de nuit, surtout en hiver. Notre longue course nocturne par équipe a été remarquée par certains journalistes sportifs qui ont publié sur le Raid 28 tous les ans. Je saisis l’occasion de remercier, entre autres, Gilles Bertrand et Odile Baudrier (VO2, Endurance…) qui nous ont soutenus pour nos débuts. On a même qualifié le Raid 28 de ‘‘père des raids hivernaux’’.

    Avant l’an 2000, le Raid 28 arrivait dans la région de Chartres, tous les ans dans un village différent. Que des bons souvenirs ! La réception était préparée avec les élus et des gens du village avec lesquels nous avons encore des contacts. Ensuite, il a été décidé de partir de la région de Chartres pour arriver à Bures, où nous pouvons proposer un accueil plus complet et surtout moins compliqué à organiser pour les bénévoles.

    Nous n’avions pas imaginé tout cela au départ ; nous étions surtout des consommateurs de raids organisés par les autres. C’est en voulant faire partager nos idées avec des amis que nous avons mis le doigt dedans…Avec passion ! La course dure car nous avons des participants fidèles qui reviennent chaque année. Nous en connaissons pas mal qui ont plus de 10 éditions au compteur et des records à plus de 20… Nous avons évolué avec le temps et nous cherchons à nous adapter aux besoins et envies de nos concurrents en cherchant toujours à leur faire plaisir ; mais la course est toujours très dure !

    WT – Pourquoi ce nom “Raid 28” et pourquoi ce slogan “la 3ème dimension de la course à pied”?

    PP – Le nom : A l’origine, le mot ’’trail’’ n’était pas usuel en France et c’est le mot ‘’raid’’ qui était employé pour ce genre d’aventure pédestre en orientation. 28, c’est le numéro du département d’Eure et Loir où nous arrivions tous les ans. Préparant le ‘’Raid Gauloises’’, le nom ‘’RAID 28’’ s’est tout naturellement imposé. Nous ne changeons pas ce nom, même si le terrain de jeu n’est pas toujours le même. Depuis que le ‘’Paris-Dakar’’ se déroule en Amérique du Sud, nous ne sommes pas gênés pour garder le nom Raid 28 en n’allant pas nécessairement dans le département 28 !

    Chaque année, nous essayons de proposer à nos participants des nouveautés que nous testons pour savoir si nous pouvons leur mettre sous les pieds et dans la tête les moyens de mettre à l’épreuve leur équipe, tout en leur apportant du confort et de l’ambiance avant et après la course. Cela n’a jamais changé depuis les premières éditions. L’invention de slogans fait aussi partie de notre originalité dans la communication.

    Le slogan : Il y a quelques années, l’un de nos organisateurs, Jano La Trace, responsable du parcours, ex coureur du Raid 28 et partenaire de mes entrainements matinaux (au XXème siècle…) nous a beaucoup apporté en matière d’inventions ‘’déjantées‘’ ; historiquement, c’est bien à lui que nous devons ce slogan : “La troisième dimension de la course à pied”, illustrant parfaitement ce format d’épreuve :

    Dimension 1 : Je cours…

    Dimension 2 : Je cours en équipe…

    Dimension 3 : Je cours en équipe et nous faisons notre chemin tout seuls.

    Depuis l’origine, les équipes reçoivent à l’heure du départ les cartes et un road-book pour se lancer avec leur boussole dans un parcours tenu secret jusque-là. Les jeux de traçage des nombreuses ‘’spéciales’’ ainsi que les ruses et les stratégies de progressions mettent bien les équipes dans une situation inégalée en trail : La troisième dimension de la course à pied.

    WT – L’ultraRaid 28 se fait en reconnaissance d’itinéraire (et non en orientation comme les autres épreuves), peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste et pourquoi ce choix?

    PP – L’UltraRaid 28 a été créé en 2013. C’était l’année de la neige… Un grand souvenir. L’idée, c’était de faire une course très longue qui rattrapait les autres courses du week-end, dont le Raid 28, le SemiRaid 28 et le Bures 28. C’est une épreuve très difficile 110 km en trail-orientation en 24 heures, cela fait peur et nous n’avons jamais beaucoup d’équipes inscrites, au point que nous avons failli abandonner cette course ou choisir ne la présenter que tous les deux ans, une hypothèse qui sera peut peut-être retenue un jour.

    Pourtant, quand on voit l’engouement des participants, on a du mal à ne pas organiser cet UltraRaid 28. C’est pourquoi nous avons décidé de proposer cet ultra ‘‘en suivi d’itinéraire’’, c’est- à-dire, sans obliger les concurrents à chercher les balises ni à faire les spéciales. Au départ, nous fournissons une carte indiquant précisément les chemins à suivre, les points de contrôles obligatoires et les balises sont portées sur la carte. Elle sont fortement pénalisantes afin que les raiders suivent le parcours.

    WT – Parle-nous un peu de ton équipe de bénévoles et explique-nous comment vous préparez chaque édition.

    PP – L’Equipe Turoom a constitué un Comité d’Organisation du Raid 28 avec une quinzaine de membres (sur 100 bénévoles), tous anciens de l’association dont les membres du Conseil d’Administration. Réunis tous les mois, toute l’année, c’est cet organe qui “fabrique” les éditions du Raid 28. La création des parcours est la circulation sanguine de notre association. Nous faisons d’autres choses pour les trails de nos amis organisateurs en Ile-de-France mais je suis entouré d’une belle bande de copains et de copines qui s’ingénient toute l’année à inventer des trajets, des passages, des traversées, des jeux de traçage en milieu naturel. Chaque année est une nouvelle bataille, avec des innovations, toujours dans l’idée de faire plaisir à nos participants. Cette bande-là, nos traceurs, dont je fais partie, sont des passionnés de trail, de course d’orientation et de nature dont ils défendent quotidiennement les valeurs. Parmi ceux-là, il y a quatre ou cinq fidèles avec lesquels nous faisions des marathons au XXème siècle (les années 80…). Si je ne les avais pas, le Raid 28 n’existerait pas !

    Quand un Raid 28 se court, le prochain est déjà dans l’air, souvent partagé avec mes “confidents” sur le sujet. C’est comme dans le ventre d’une poule : lorsqu’elle pond son œuf le lundi, celui du mardi est déjà formé avec sa coquille, celui de mercredi a encore la coquille molle et les autres sont là, plus petits et très mous. Chez moi, c’est pareil : j’ai plusieurs projets en tête, et celui de 2022 est très mou… Le principe est que nous envisageons un tracé de plus de 100 km qui présente une cohérence (on va de là à là) en passant par des lieux qui présentent un intérêt pour la progression sportive (paysages, dénivelés, points de vue, végétation, obstacles naturels, curiosités locales). En ces lieux, on fait preuve d’imagination et beaucoup de concurrents se souviennent longtemps des “spéciales” qui se déroulent dans des endroits… spéciaux ! Nous passons aussi beaucoup de temps à choisir les emplacements de nos balises (150 environ) afin qu’elles aient une justification dans la course, une pertinence dans la progression et un “mérite” avec les bonus ou les malus suivant les difficultés pour les trouver.

    Les repérages sont permanents, nous sommes environ dix à douze traceurs et traceuses en quatre groupes et partageons tout. Les grands moments de cette initiative sont les “reco”, les reconnaissances en vraie grandeur durant lesquelles les meilleurs d’entre nous cherchent les balises concoctées par les autres. Vraie grandeur signifie que l’on fait le futur trajet dans les conditions exactes des prochains concurrents. C’est quelquefois plutôt “balèze”, mais quelle partie ! C’est un rendez-vous privé, secret. Celles et ceux qui y participent ne céderaient leur place à personne d’autre ! A l’arrivée, on fait un repas ensemble pour se décontracter et quelques jours après, nous faisons le débriefing de la reco. Là, on critique et on casse pas mal de choses qui n’ont pas résisté à nos pilotes d’essai. La conséquence est qu’il faut retourner sur le terrain pour tracer de nouveau et modifier… Là aussi, j’ai toujours des volontaires. En réalité, on s’y amuse beaucoup, comme des enfants ! Quand vous nous connaîtrez, vous verrez que, pour beaucoup, nous ne sommes plus des poulets de l’année !

    A force de savonner les chemins de cette partie de l’Ile de France, en changeant tous les ans de parcours, on pourrait penser que nous viendrons à manquer d’inspiration. Bien sûr, les ressources ne sont pas inépuisables… Mais notre terrain de jeu est immense : C’est à-peu-près le quart sud-ouest de l’Ile de France, de Evreux à Fontainebleau et de Châteaudun à Versailles, un grand territoire d’environ 10000 km². Et quelquefois, on déborde ! Oui, cela nous arrive de repasser par des endroits déjà parcourus, mais pas dans le même sens, et quand on sait qu’en hiver, le climat est très variable, que les coureurs ne sont pas toujours les mêmes, nous n’avons pas de critique de ce point de vue là. Bien sûr, quand on s’approche de notre arrivée, nous sommes souvent sur nos chemins de tous les jours, très fréquentés. Là, nous avons un atout de très grand poids : nous avons contribué à créer avec la mairie de notre localité la “Station de Trail de Bures Vallée de Chevreuse” et beaucoup de nos chemins sont identifiés, repérés, balisés dans toute la Vallée de Chevreuse qui présente de magnifiques paysages et des sites boisés uniques dans le Bassin Parisien. Quand on passe par là avec le Raid 28, nos habitués se sentent chez eux… mais peuvent quand même s’y perdre !

    WT – Quelles sont les plus grosses difficultés que vous rencontrez pour organiser un tel événement?

    PP – En 25 ans, nous en avons connu des péripéties qui ont failli nous faire mourir… L’épisode de l’interdiction préfectorale fut une déception car le travail de l’année devait être abandonné. Pourtant, personne dans mon Staff n’a baissé les bras. D’abord à cause du plaisir que nous avons pris, tous ensemble, à mettre au point cette aventure dans le milieu naturel qui nous permet de jouer et que nous respectons. Ensuite, dès l’annonce des autorités, trois jours avant le Raid 28, l’équipe a bouclé honorablement l’édition interdite et s’est mise immédiatement sur la préparation de l’édition suivante. Mourir, nous ? On respire et on rit encore ; show must go on ! Aucun bénévole n’a manqué à l’appel.

    Nous n’avons revu aucune des hypothèses qui président à la réalisation du Week-End du Raid 28. On peut dire que ce qui ne nous a pas tués nous a rendus plus solides et plus déterminés. Nous n’avons pas perdu notre liberté… Les changements, chaque année, proviennent de certaines contraintes administratives de plus en plus exigeantes, changeantes, longues et coûteuses à mettre en place. Les privations de liberté proviennent de massifs forestiers dans lesquels il nous est désormais interdit d’aller mettre les pieds, surtout la nuit. L’avantage de ces “contraintes administratives”, c’est que nous avons maintenant dans les préfectures des services dédiés aux manifestations sportives avec des fonctionnaires formés, très souvent disponibles et connaissant les dossiers ; nos relations avec ces hommes et ces femmes existent depuis de nombreuses années. Je considère qu’ils sont, avec nous, les artisans de la préparation des épreuves sportives car ils sont les relais avec tout le reste de l’administration.

    Aujourd’hui, les plus grosses inquiétudes sont d’ordre financier. La participation des coureurs nous est indispensable ainsi que la contribution de tous nos partenaires. Pourtant, chaque année, les charges obligatoires augmentent et de nouvelles obligations s’ajoutent. Par exemple, depuis quelques années, une équipe de secours avec un véhicule est obligatoire, un groupe de vigiles doit garder nos entrées, nous ne vendons plus une seule photo, ni une vidéo, nous n’investissons plus dans des produits dérivés. La multiplication des trails a développé un marché énorme chez les grandes enseignes, ce qui est bien, mais ces grandes enseignes ne regardent jamais en bas, vers les courses à faible effectif comme notre Raid 28.

    WT- Quelles recommandations donnerais-tu aux futurs participants ?

    PP – Il y aurait beaucoup de choses à dire… Pendant la préparation, tous les concurrents inscrits reçoivent des lettres d’instructions avec des conseils et des recommandations. Pourtant, ici, nous pouvons rappeler des points fondamentaux concernant la formation de l’équipe.

    Le capitaine doit : Evaluer la capacité de l’équipe pour choisir la course,

    Entraîner l’équipe de nuit pour tester le matériel,

    Exiger la vérité sur la santé des équipiers,

    Définir le rôle de chaque équipier.

    Nous le répétons souvent : ‘‘Etre au départ du Raid 28 avec son équipe est déjà une belle victoire’’

    Un petit portrait chinois pour finir cette interview :

    * Si tu étais un animal, tu serais Un oiseau

    * Si tu étais une couleur, tu serais Le bleu

    * Si tu étais une chanson, tu serais ‘‘Avec le temps’’

    * Si tu étais un acteur ou une actrice, tu serais Philippe Noiret

    * Si tu étais un métier, tu serais un boulanger

    * Si tu étais un objet, tu serais un crayon de couleur

    * Si tu étais un film, tu serais ‘‘Un singe en hiver’’

    * Si tu étais un fruit, tu serais un avocat

    * Si tu étais un sport, tu serais Le cyclisme

    PP – Merci pour nous faire connaître sur Wondertrail. […] De nombreux volontaires du Raid 28 ne sont pas que des bénévoles occasionnels : L’Equipe Turoom agit toute l’année avec une partie d’entre eux pour aider des amis organisateurs de trail à Bures et dans la région. Pour beaucoup d’entre nous, c’est le couple qui est bénévole, et ce sont des amis que nous côtoyons toute l’année, pas seulement pour le sport. Ma famille, mes amis, le sport, la nature… Je l’ai déjà dit au début : C’est un bonheur de môme qui est devenu un guide de toute une vie.

    WT – Merci beaucoup pour ces confidences riches et instructives et à très bientôt pour un superbe week-end….