L’Échappée Belle “Traversée Nord” 87km 6100mD+ retour sur l’aventure de Fabrice !

Vendredi après-midi direction le Pleynet-Les7Laux pour l’Echappée BelleTraversée Nord87km 6100m D+ .Un trail réputé magnifique mais très technique, au regard des éditions précédentes, les vitesses de progression sont vraiment très lentes, il va falloir être patient.

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Nous arrivons tardivement sur le Pleynet, j’ai donc préparé mes sacs de course la veille. Je devrais le faire vérifier avant la course, car je n’ai pas pu me rendre au retrait des dossards à Aiguebelle, mon pote Guillaume me l’a retiré.

Dans la liste de matériel obligatoire, nous devons emporter une polaire, et malgré le beau temps et la chaleur annoncée, elle reste obligatoire. C’est toujours un casse-tête que de faire rentrer tout le matériel obligatoire dans le sac… Je ne laisserais pas de sac pour la mi-course, Sandrine me fera les ravitaillements.

Guillaume et Fabrice

A notre arrivée au Pleynet vers 22h, l’ambiance est déjà à la course avec la base de vie du trail intégral de 144km qui est très animée. Nous ne nous attardons pas, et nous rentrons au studio. Une assiette de pâtes, un yaourt et une banane avant d’aller se coucher pour une nuit qui sera courte.

Levé à 4h30 pour avoir le temps de prendre le petit déjeuner et d’effectuer les derniers préparatifs : Crème, tenue, dernier check des sacs, et vers 5h30 je me dirige vers la ligne de départ pour la vérification du matériel obligatoire. Les coureurs se rassemblent dans un silence presque inquiétant, en raison d’un problème de micro et de sono… pas d’ambiance au départ, dommage pour une telle épreuve !!

Finalement à 6h15 le départ est donné. Après une centaine de mètres sur le goudron, nous montons sur les pistes du Pleynet ce qui permet d’étirer le peloton des 466 coureurs ayant pris le départ.

Nous effectuons un bref passage devant la ligne de départ avant d’attaquer les singles descendants vers le bas de Fond de France. Même si le jour commence à arriver, la frontale reste allumée dans le sous-bois humide afin d’éviter les pièges. Une première montée jusqu’au Chalet du Tigneux dans l’ombre nous laisse entrevoir les paysages magiques que nous allons voir toute cette journée. Après 20 km et 1270m de dénivelé, j’arrive au premier ravitaillement en 3h16, qui est installé dans une étable. Je fais le plein d’eau, je prends une soupe, un morceau de banane, des encouragements de ma femme et c’est reparti pour le gros morceau de la journée.

Col Moretan belledonne

Début de montée dans les prairies et les sous-bois avant de tournée autour du torrent pour passer quelques verrous rocheux. Le paysage devient alors un peu plus minéral, la pente devient plus raide et le soleil nous rejoint faisant d’un coup monter la température. La progression devient plus difficile. Encore une dernière montée dans un sentier, j’aperçois enfin le Col Moretan !! Il est encore bien loin, et maintenant il n’y a plus de chemin, la progression s’effectue dans un enchevêtrement de rochers et de pierres. Il faut choisir les pierres ou les rochers, certains sont instables. Je m’aide parfois des mains, et c’est un avantage d’avoir opté pour le « sans bâton » sur cette portion.

La progression est lente, et après 2h20 d’ascension j’atteins enfin le col et ses 2482 mètres d’altitude. Les bénévoles du col nous accueillent à grand renfort d’encouragement. L’avantage d’une progression lente, c’est que nous pouvons profiter des paysages magnifiques qui nous entoure.

Après cette lente ascension, c’est une lente descente qui nous attend, d’abord un chemin technique, suivi d’un névé de quelques 200 mètres rendu mou et glissant par le soleil (moins risquée en mode luge), avant d’enchainer sur une moraine très raide. Nous pouvons heureusement nous aider d’une corde installée par l’organisation. Nous passons devant deux jolis lacs avant de trouver, au milieu des alpages, le ravitaillement de Périoule. Je refais le plein en eau, et je ne m’attarde pas, car les sensations sont bonnes. Le chemin qui nous conduit ensuite vers Super Collet devient un peu moins technique mais la montée est relativement raide et en plein soleil, nous sommes en début d’après-midi il fait environ 30°C. Je mouille ma casquette dans chacun des torrents rencontrés pour me rafraichir et je prends soin de boire régulièrement. Nous pouvons cueillir çà et là quelques myrtilles et framboises pour se donner du courage. J’arrive enfin à Super Collet, même si la progression est lente et difficile, je me sens bien. Ma femme et des amis sont là pour me ravitailler, m’encourager, et m’aider à bien m’hydrater. Je repars après 20 min de pause. J’en profite aussi pour récupérer mes bâtons, qui m’aideront bien dans la dernière partie du parcours.

La première partie s’effectue sur les pistes du Collet D’Allevard jusqu’en haut du domaine, avant de basculer au col de Claran. Une descente, et une montée plus loin nous voilà au refuge des Férices, où est installé un point d’eau. D’ici nous apercevons presque le ravitaillement de Val Pelouse.

Du refuge jusqu’au ravitaillement le paysage est magnifique, Nous évoluons à flanc de montagne, entre alpages et pierriers, avec une vue sur le massif de la Chartreuse. Nous sommes en fin d’après- midi, le soleil descend derrière les montagnes et nous offre des couleurs de carte postale. Le coucher de soleil est magnifique, les jambes commencent à bien tirer, mais nous en prenons plein les yeux ! ça réconforte !

La nuit est tombée quand j’arrive au ravitaillement. Avec la nuit, le temps évalué par Live Trail, je prends un petit coup au moral. Mais ma femme, me rebooste, me propose de me changer pour être au sec pour attaquer les 30 derniers kms dans la nuit. Après un peu de salé, une boisson chaude et les encouragements, je m’enfonce dans la nuit vers les alpages et les crêtes qui m’amènent vers le sommet du Grand Chat. La vue est bien dégagée, j’aperçois les villes éclairées en contre bas et le massif des Bauges qui se dessine dans l’ombre, au-dessus les étoiles.

Une dernière descente et me voilà au ravitaillement du Pontet, il ne reste que 13km. Ma femme m’apporte de quoi me restaurer, et nous nous donnons rdv à Aiguebelle pour sonner la cloche symbole de l’arrivée de l’Echappée Belle. Cette dernière portion n’est pas difficile, elle s’effectue essentiellement en sous-bois avec une descente de près de 1000m vers Aiguebelle. C’est dans les rues silencieuses que j’arrive vers la place du village, je retrouve ma femme venue à ma rencontre, nous passons la ligne d’arrivée ensemble après 22h20 de course et une 138ième place.

Dernière course de préparation pour le Grand Raid de la Réunion validée !

Une très belle course assez technique ou la patience doit être de mise, la progression est lente sur la première partie. Des paysages magnifiques et des bénévoles au top !

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