AURÉLIEN DUNAND-PALLAZ – TEAM COMPRESSPORT® BOUCLE LE DÉFI DES BAUGES PAR LES QUATORZE 2000 EN 14H26 UN NOUVEAU RECORD !

Aurélien Dunand-Pallaz est parti de son village de Marthod au pied de la Dent de Cons à 2h30 ce samedi 27 juin avec la ferme intention d’enchainer les 14 200 du massif des Bauges en moins de 17h00 (record détenu par François D’Haene depuis 2018 en 18h21).
Ce massif préalpin, à cheval sur les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, comptent 14 montagnes de plus de 2 000 mètres (point culminant l’Arcalod – 2 217 m). Un chiffre qui n’est pas sans rappeler les 14 plus hauts sommets de la planète…de plus de 8 000 mètres !

Après 14h26 de traversée il nous livre ici ses premières impressions…

Quel était le parcours ? La distance ? Le précédent record ? Quel temps envisageais-tu ?
Plusieurs groupes d’amis ou de traileurs individuels ont réalisé l’enchaînement des 14 sommets du massif des Bauges culminant à plus de 2000m. 4 chasseurs alpins de Savoie ont mis 23h47′ en 2010 et François D’Haene a mis 18h21′ en 2018, sur un trajet quasiment identique au mien (François l’ayant réalisé dans le sens inverse). La traversée compte 82km pour environ 8800d+. J’étais parti dans le but
de faire un peu moins de 17h… Et finalement, cela m’a pris 14h26.

Pourquoi ce projet ? Quelle importance avait cet itinéraire pour toi ?
J’ai grandi dans le petit village de Marthod, à l’extrémité du Massif des Bauges et au pied de la Dent de Cons. Cette montagne est celle que j’ai gravi de très nombreuses fois car c’est ici que j’ai découvert ma passion pour les balades en montagne et plus généralement pour le trailrunning. Depuis 2012, je m’entraîne beaucoup dans ce massif et j’ai découvert au fur et à mesure tous ses sommets. L’idée d’atteindre tous ces sommets en une seule journée me trottait dans la tête depuis un petit moment et ma trace GPS était prête depuis quelques années. Il ne restait plus qu’à trouver le bon créneau…
Ma trace a été minutieusement étudié afin que je mette le moins de temps possible tout en suivant des chemins ou passages que je connaissais bien. Le terrain est très alpin, souvent technique et parfois un peu risqué sur les arrêtes. Mais ma connaissance du terrain et ma préparation m’ont permis de me déplacer en toute sécurité sur l’ensemble de la traversée tout en profitant des paysages, de sa faune et de sa flore.

Ces 18 derniers mois n’ont pas été faciles pour toi. Tu as du faire face à de nombreuses blessures. Cela a dû être un énorme soulagement de pouvoir prendre le départ.
Ma seconde partie de saison de Trail 2018 a été tronquée par une petite douleur au pied et mon année 2019 complétement gâchée par une fracture de fatigue. Cela faisait donc depuis avril 2018 que je n’avais pas couru plus de 8h de temps. J’étais confiant pour cette traversée puisque ma préparation fut bonne mais il subsistait tout de même un petit doute quant à ma capacité à tenir la distance et à résister aux douleurs des efforts très longs. Je peux maintenant être heureux de voir que tout s’est bien passé.

Peux-tu nous dire comment tu t’es senti tout au long du parcours ?
Dès le départ, je me suis tout de suite senti très bien. J’en ai donc profité pour garder un bon rythme, que cela soit en montée ou en descente. La première grosse descente de nuit étant très raide, technique et assez engagée, je suis donc restez très vigilant. Au lever du jour, je progressais toujours vite et j’en ai profité pour m’amuser sur les parties techniques, dans les rochers ou sur les arêtes. En milieu de matinée, le vent s’est levé et il y avait pas mal de nuages. Cela m’a avantagé car les températures n’étaient encore pas trop élevées. Vers 12h, le soleil est apparu plus intensément et les premières grosses chaleurs avec. J’ai dû donc boire plus mais les sensations restaient encore bonnes. Sur les 5 dernières heures, j’ai eu mal sous les pieds, dans les descentes. En effet, l’enchaînement pieds mouillés du début de journée et grosse chaleur de l’après-midi m’a abîmé la peau des pieds. Dans la dernière grosse montée, de 1500d+, j’ai eu un très gros coup de moins bien pendant 10 mn. J’ai dû m’arrêter quelques instants dans une partie très raide afin de bien me ravitailler. Puis les sensations sont revenues progressivement. Mis à part cette panne d’essence, la journée s’est très bien déroulée.

Peux-tu nous parler de ta préparation ? Avec le confinement ça n’a pas dû être simple ?
Durant le confinement, je n’ai pas mis les baskets pendant 4 semaines et demie. J’ai fait exclusivement du home-trainer avant de reprendre progressivement la course à pied. Une fois les muscles de mes jambes réhabitués aux contraintes de la course à pied, j’ai pu augmenter la distance de mes sorties. J’en ai également profité pour reconnaître une nouvelle fois, certaines parties de ma traversée.

Comment s’est organisé le soutien logistique ?
J’ai eu un soutien formidable au cours de cette journée ! Premièrement, de ma famille et mes proches qui étaient présents au départ, à 2h30 du matin. Puis à chaque ravitaillement, où tout était prêt pour que je perde le moins de temps possible. Ils n’étaient pas moins de 25 personnes à chaque point ! J’ai ensuite eu l’aide et le pacing de plusieurs copains sur les chemins. Ils ont été 4 – 5 à pouvoir se relayer à partir du lever du jour. Sur la dernière ascension, j’ai eu la bonne surprise de voir une dizaine de personnes de ma belle-famille qui m’attendait au sommet. A eux tous, s’est ajouté le staff COMPRESSPORT, présent du début à la fin sur les différents sommets pour
immortaliser cette traversée.
A l’arrivée nous étions une cinquantaine pour boire un coup, bavarder et terminer la journée tous ensemble.

Quel est ton programme pour la suite de la saison ?
Dans 2 semaines, je pars en vacances en Corse et je vais en profiter pour faire le GR20 en 4 jours. Début août, normalement, si la situation sanitaire est bonne, je prendrai part à 1 ou 2 courses près de chez moi avec notamment le Trail de Méribel organisé par mon club. Au mois d’octobre, je dois participer à la Diagonale des Fous mais avant cela, j’ai un (très) gros challenge qui m’attend début septembre car je vais m’attaquer au record de dénivelé positif réalisé en 24h (record de 17000d+ depuis peu). Ce défi se déroulera sur ma commune d’adoption, Marthod.

Quels sont les produits qui ont été les plus importants pour toi durant cette traversée ?
3 produits ont été déterminants : Premièrement le sac Ultrun S Pack, pour sa légèreté, sa stabilité et sa capacité de portage. Deuxièmement, les casquettes. Au lever du jour j’ai tout d’abord porté une visière Ultralight pour sa légèreté et pour faire face aux percées de soleil. A partir du début d’après-midi, j’ai opté pour une casquette afin de faire face aux grosses chaleurs. Enfin, j’ai utilisé les manchons R2 Oxygen pour leur maintien, leur légèreté et leur respirabilité.

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