ITW – Amandine Roux-Gasnier revient sur son Marathon des Sables

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    2014
    Amandine ROUX

    Amandine du haut de ses 33 ans présente déjà une solide expérience en trail et tout particulièrement en Ultra-Trail
    Infirmière dans un hôpital de Dijon, Amandine Roux-Gasnier est mariée à un passionné du trail, comme elle. Elle a emménagé il y a 6 mois, en Côte d’or, sa région natale, le dénivelé y est plus présent qu’à Orléans où elle a habité pendant 2 ans auparavant. Elle s’entraine sur tous types de terrains et depuis peu avec son nouvel entraineur, elle fait même des séances de vitesse.

    Amandine ROUX

    Team : TEAM RACE UGLOWSPORTFRANCE
    Sponsor : UGLOW HOKA COMPEX

    Palmarès d’Amandine:

    • Ergysport Trail Du Ventoux 2017 – 46 Km 2325m+ 13e fem
    • Le Trail Des Ruthènes 2017 – 56 Km 2325m+ 1e fem
    • Festival Des Templiers 2016 – Grand Trail Des Templiers 76.4km / 3550m+ 18e fem
    • Interlac Trail 2016 – L’intégrale 80 Km 3875m+ 3e fem
    • Ecotrail® De Paris 2016 – Trail 80 Km 1500m+ 4e fem
    • Marathon des Sables 2014 – Course en étapes 250 Km 3e fem

    WT – Comment as-tu découvert la course à pieds ?
    AR – J’y suis venue complètement par hasard fin 2009 avec un premier 10 km sur route.
    Mon gout pour la course sur route n’a pas duré longtemps puisque en juillet 2010 j’ai fait mon premier trail, un 15km qui m’a mis complètement à plat, mais en passant la ligne d’arrivée j’ai su que ne ferais que ça.

    WT – Tu as entre autres participé au MDS en 2014, avec une excellente 3e place au classement féminin, juste derrière Laurence Klein… Comment et pourquoi as-tu pris la décision de te lancer dans un tel challenge ?
    AR – L’idée est avant tout venu de mon ami Guillaume pour cette inscription au MDS. Ce MDS nous permettait de récolter des fonds pour l’association Coup de Pouce, qui améliore le quotidien des enfants atteints de cancer en Bourgogne.
    C’était une vrai découverte pour moi car je n’avais jamais fait de course à étapes auparavant.

    Amandine ROUX

    WT – Peux-tu nous parler un peu de ta première expérience sur le MDS ? qu’est ce qui t’as le plus marqué durant cette semaine un peu « folle » ?
    AR – Je ne pensais pas avoir autant de mental pour ce genre de course à étapes, je n’ambitionnais même pas le top 20 c’est dire. La première journée avec tout ce sable, j’avais envie d’abandonner et des le lendemain, les choses avaient changées, j’avais des ailes à la place des baskets. C’est ça le MDS…, la gestion de ces « coups de bien » et « coups de moins bien ».
    Ce qui m’a le plus marqué, c’était cette facilité a passer d’un état euphorique à un état d’abattement le plus total, en un claquement de doigt. C’est aussi, les mails que nos familles et amis pouvaient nous envoyer et que l’on recevait tous les soirs.

    WT – Quel est ton plus beau souvenir sur ce MDS ?
    Mon plus beau souvenir reste l’arrivée de la dernière étape lorsque ma troisième place c’est officialisée et que Patrick Bauer m’a remis ma médaille. D’ailleurs dans le film cela se voit…..

    Amandine ROUX

    WT – Comment t’es-tu préparer à affronter le sable, la chaleur et 250Km ?
    AR – Pour le sable et la chaleur, ça n’a pas été trop compliqué puisque je résidais à l’époque à Djibouti. Quand aux 250km j’ai eu la chance d’avoir un entraineur et un mari qui ont su me préparer physiquement et psychologiquement tout en restant à l’écoute.

    WT – Etais tu bien organisée ? Avec l’expérience qui est la tienne aujourd’hui, partirais tu avec le même matériel ?

    Concrètement pour l’organisation je m’en étais remis à mes compères de l’équipe Solidai’run qui avaient déjà plus d’un MDS à leur actif.
    A bien y réfléchir, avec le recul aujourd’hui, je changerais quelques paramètres au niveau de mon alimentation et peut être emmener plus de lingettes pour bébé.

    Amandine ROUX

    WT – Comment as-tu survécu à l’autonomie alimentaire ? Beaucoup de plats lyophilisés ? Chaud, froid ?
    AR – Des repas froid pour le midi, des repas chauds pour le soir, lyophilisés bien évidemment.
    Le lyophilisé n’est pas si mal que ça, surtout quand on a faim. J’ai juste fait l’erreur de prendre les mêmes plats pour tous les jours, du coup beaucoup de mal à manger sur les deux dernières étapes.

    WT – La légende du MDS semble dire que le plus gros problème réside à conserver des pieds en bon état (sans blessures ou ampoules). Qu’en penses-tu ?
    AR – C’est une évidence, prendre soin de ses pieds est primordiale et commence déjà par une bonne préparation: NOK le matin et lotion tannante le soir durant les 6 semaines précédant le MDS.
    Durant la semaine, j’ai continué à hydrater mes pieds tous les jours, après les avoir lavé et séché. Quelques ampoules bien sur, mais rien de bien méchant.
    Il est vrai que j’ai vu des coureurs qui n’avaient plus du tout de peau sous les pieds.

    Amandine ROUX

    WT – Envisages-tu de repartir sur le MDS ?
    AR – Oui bien sur , ne serait-ce que pour voir si je peux réitérer l’exploit de finir aussi bien physiquement que sur l’édition de 2014.

    WT – Peux-tu donner quelques conseils aux coureurs qui prendront le départ de cette 32e édition ?
    AR – Tout est dans la préparation! Ne pas hésiter à prendre conseils auprès des coureurs qui ont déjà participer.
    En ce qui concerne l’alimentation, ne pas hésiter à tester avant car si vous n’aimez pas à domicile vous risquez de détester une fois dans le désert Marocain.
    Même chose pour le matériel, ne pas hésiter à investir. Enfin, profiter à fond de cette semaine qui passe à une vitesse de folie, comparé a ces longs mois de préparation.

    Amandine ROUX

    Photos: Page Facebook @Amandine.ROUX

    Propos recueillis par Christophe LE BOULANGER