Bernard LANDREIN : « L’Ultra Marin est un défi horizontal »

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    Ultra Marin

    Parfois, les gens ont des idées un peu folles comme faire le tour du Golfe du Morbihan en courant. Ce drôle de projet, c’est le fruit de l’imagination de Bernard LANDREIN, le créateur de l’Ultra Marin. Pour la 12ème édition de cette course qui place définitivement la Bretagne comme une terre de trail, il revient sur l’histoire de cet événement et son développement.

    Comment est né le projet de l’Ultra Marin ?

    J’étais à La Réunion, et c’était ma troisième participation à la Diagonale des Fous pour la boucler. J’avais du mal à m’adapter à l’altitude, j’éprouvais beaucoup de difficultés dès les premiers sommets… Je me suis dit qu’il me fallait un terrain de jeu plus horizontal mais avec un réel défi. Et l’Ultra Marin est né !

    177km à parcourir dans le Golfe du Morbihan, c’est un vrai challenge !

    Ultra MarinOui, ce n’est pas forcément évident. Le Grand Raid affiche d’ailleurs un taux d’abandon de l’ordre des 40%. Pour l’édition 2016, nous avons environ 1000 inscrits. 8% d’entre eux sont des féminines. Elles sont de plus en plus présentes sur cet Ultra, et elles affichent un taux de réussite supérieur à celui des hommes ! Elles ont un mordant et une volonté qui leur permet d’aller au bout des 177km.

    Cette distance justement, qu’implique-t-elle en termes logistiques ?

    Ultra MarinL’Ultra Marin est une grosse organisation. On met en place une douzaine de ravitaillement de type marathon mais aussi 3 bases de vie avec plats chauds et possibilité de dormir. On compte 1000 bénévoles sur la course et près de 150 associatifs assurant la partie paramédicale. Il y a un engagement fort de la part des bretons, mais aussi une présence importante de bénévoles venant d’autres régions. Il viennent participer à leur façon à cet évènement sportif.

    Y a-t-il un fait insolite à savoir sur le Grand Raid ?

    Nous avons un coureur de 85 ans qui s’engagera cette année pour sa 5e participation au 177km ! L’année dernière, il a bouclé le parcours en un peu moins de 39h, contre 49h de course pour le dernier. C’est un véritable athlète qui n’épargne pas la jeunesse.

    Photos © Christophe Le Boulanger