TEST – Les Speedgoat de HOKA, entre confort et mordant

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Speedgoat HOKA

Amateur du modèle Rapa Nui de HOKA, j’ai appris sa disparition de la gamme trail avec regret. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de la petite dernière, la Speedgoat, baptisée d’après le surnom du traileur Karl Meltzer. Fidèle à son ADN oversize, la marque nous présente là une chaussure qui se veut légère, dynamique et avec une accroche optimale. Sera-t-elle aussi rassurante et protectrice que ses prédécesseures ?

Fiche technique

  • Foulée universelle
  • Usage trail entrainement et compétition
  • Toute morphologie coureur
  • 275g (pour une taille 42 2/3)
  • Drop 5mm, talon 33mm et méta 28mm
  • Prix: 140€
  • Existent pour femme

Premières impressions

Speedgoat semelle

Dès l’ouverture de la boite, pas de doute, nous sommes bien en présence d’une paire de HOKA ! Un savant mélange d’oversize de couleurs acidulées et d’une légèreté déconcertante. Son poids est d’autant plus impressionnant qu’il contraste avec l’aspect imposant de la chaussure. Je note tout de suite la structure hyper agressive de la semelle Vibram avec ses crampons de 5mm. Ça doit accrocher, même dans le gras !

Dès l’enfilage, avant même d’effectuer les premiers pas une sensation prédomine, c’est celle de confort. De véritables chaussons. Et elles sont définitivement très légères. Je remarque aussi l’adhérence de la semelle sur mon parquet… Ca s’annonce bien pour la boue de mes parcours d’entraînements ! Les forêts d’Ile-de-France et les chemins côtiers de Bretagne leur en ont fait voir de toutes les couleurs pendant un mois.

En pratique

Speedgoat HOKALors de ma première sortie en sous bois, j’ai immédiatement apprécié la précision du chausson. Le mesh est très aéré, mais le châssis de la chaussure ne semble pas en souffrir. La sensation de confort se confirme. Malgré un terrain très gras et beaucoup de feuilles mortes au sol, les Speedgoat accrochent bien et nous prodiguent un sentiment de sécurité.

Pour leur entrée dans le golfe du Morbihan, leur accroche va se révéler vraiment efficace… Même sur le granit mouillé ! Ben oui, les chemins en Bretagne, ils ne sont pas secs. Le Vibram accroche très fort et même sur les cours passages de bitume dont je ne suis pas fan, l’adhérence au sol est irréprochable.

En course

Après un début de test plutôt concluant, il me reste à vérifier le dynamisme de la chaussure. Rien de tel qu’une course pour en avoir le cœur net ! Elles m’accompagneront donc sur le Trail du Josas, un 50km avec 1100m D+. Cette année, le parcours est particulièrement boueux. Dès les premiers kilomètres, force est de constater que les Speedgoat ne seront pas le maillon faible du jour. Malgré un amorti considérable, et donc une bonne hauteur de semelle, cette chaussure a vraiment du répondant. Agressive sur l’avant du pied elle permet d’accélérer et de relancer (tant que les jambes l’acceptent). Sa conception et son amorti permettent de continuer à envoyer même en descente, tout en limitant la casse des fibres musculaires.

Speedgoat HOKAEn définitive
Après environ 300km avec ces Speedgoat aux pieds, j’ai presque oublié mes anciennes Rapa Nui. J’ai eu un véritable coup de cœur pour le maintien et le confort du chausson. Le mesh participe aussi au bien-être des pieds dans cette chaussure. Ils respirent, et même après avoir traversé une marre, l’eau ne reste pas prisonnière de la chaussure. Mais ce qui m’a vraiment définitivement convaincu ce sont leur accroche excellente (tout types de sol confondus) et leur dynamisme qui en font un modèle très polyvalent et efficace en course. Je vais donc les pousser encore un peu dans leurs retranchements et certainement les emmener sur mes prochains trails ! Et je crois que ma collègue Marion va faire de même : « Testées dans le désert, où j’ai traversé des sables durs, mouillés, mous et même presque caillouteux, j’ai aimé leur capacité à s’adapter au terrain… Et leur incroyable légèreté sans compromettre leur amorti. Pour être claire, disons que je les ai carrément adoptées ! »

Photos © Lionel LETERME