TEST – COLUMBIA MONTRAIL Caldorado II « L’américaine tout-terrain à l’esprit alpin. »

0
298
Columbia

Partenaire principal de l’UTMB depuis 2015, Columbia a redoublé d’efforts dans le «  trail running » en repositionnant sa marque Montrail en tant que nouvelle gamme,  sous le nom Columbia Montrail. Pour cet évènement, la marque a conçu une collection complète estampillée UTMB. J’ai eu le privilège de pouvoir tester les chaussures trail caldorado II édition limité « aux couleurs de la course ». Avec celle-ci, les concepteurs de Columbia Montrail visent le terrain de l’ultratrail.

Nous allons vérifier cela en poussant les Caldorado II dans ses retranchements et voir ce qu’elle a « sous le pied ».

Fiche technique

columbia

  • Type de pied : Universel
  • Usage : entrainement / Compétition (trail moyenne distance à ultra-trail)
  • FluidFoam : Amorti souple
  • FluiGuide brevetée : Stabilité et fluidité de la foulée
  • Plaque TrailShield + pare-pierres : Protection
  • Tige en mesh sans coutures : Respirabilité et confort
  • Soufflet intégré : Soutien
  • Crampons de 4mm multidirectionnels : Accroche
  • Droop : 8mm (talon 19mm/Avant-pied  11mm)
  • Poids : 297gr en 42
  • Prix : 130€

Premières impressions

J’étais assez impatient de découvrir la dernière née du fleuron de la gamme, la Caldorado II édition limité UTMB.

En ouvrant la boîte, je remarque de suite le logo UTMB plastifié et thermocollé  sur le haut du soufflet. Franchement ça me plaît. Les couleurs sont plutôt sympa, le jaune et le bleu rappelant les couleurs de la course. Une fois en main elles sont très légères pour une chaussure trail typée ultra. Le FluidFoam est assez souple et le mesh est sans couture. Le confort a été l’une des priorités des concepteurs. La semelle est assez impressionnante avec ses crampons de 4mm multidirectionnels. Le pare-pierres me paraît robuste et couvre bien l’avant de la chaussure.

Columbia

A trois semaines de l’UTMB, les chemins techniques des volcans d’Auvergne  m’offrent un terrain de jeux idéal pour apprivoiser la bête et m’habituer avant mon objectif de l’année.

En Pratique

Lors de l’une de mes sorties montagne, j’avais l’objectif de « gravir le Sancy depuis Superbesse« , puis entamer  une descente technique de 3,5km/550D- jusqu’au Mont-dore et  faire le chemin inverse. L’objectif du jour étant de longues portions montées et de grosses descentes techniques.

Les premières sensations sont bonnes. Le laçage est correct avec ses lacets plats et élastiques. Après quelques kilomètres,  le pied reste bien maintenu dans la chaussure, et le coup de pied, grâce au soufflet, est bien protégé. J’ai apprécié l’accroche en montée. Un régal, ça ne bouge pas et c’est rassurant. Les crampons multidirectionnels de 4 mm font très bien le job. J’ai également pu constater lors de certains passages dans les alpages, la particularité du mesh très aéré. Mon pied a été très rapidement mouillé au premier passage dans les herbes hautes mais cette sensation  humide c’est rapidement estompé après quelques kilomètres. Le dynamisme sur les portions  plates entre les « bosses » est surprenant et agréable. J’ai pu facilement accélérer sans la sensation de fatigue musculaire. Le droop de 8mm combiné à la technologie breveté Fluiguidet y sont pour beaucoup.

Lors de cette fameuse descente, le dynamisme était toujours présent, le pare-pierre à été plus que protecteur « les cailloux s’en plaignent encore » et l’amorti FluidFoam  a bien fonctionné. Pendant la descente, j’ai remarqué que mon pied faisait un « va et vient » d’avant en arrière dans la chaussure, faut dire que j’ai le pied fin, mais après vingt minutes de descente intense, une sensation d’échauffement m’est apparu sous le talon. Cette sensation a disparue en monté et sur plat, puis est réapparue en fin de séance lors de la dernière descente de 3.5km/500D-. Je ne peux pas en tenir rigueur sur ce test car Columbia Montrail est une marque américaine qui taille très grand dans le textile. « Force est de constater, que pour les chaussures de trail c’est un peu pareil ». Donc attention au choix de la pointure.

La Caldorado II m’a également accompagné en randonnée, où elle s’est avérée être une très bonne marcheuse (point important pour les ultras). J’ai  parcouru également les sentiers du bord de mer, ou le caractère tout-terrain  de ces Caldorado II s’est affirmé.

J’ai pu incorporer dans la fin de ma préparation, une séance de seuil, grâce à sa légèreté et sa souplesse. J’ai pu faire également des séances « fartlek » et même un peu de fractionné avec le dynamisme d’une routière. Je n’ai jamais eu la sensation de lourdeur d’une chaussure « ultratraileuse ».

En définitive

Au cours de ce test étalonné sur deux semaines et demi, avec pas moins de 130km/6300D+, J’ai pu courir avec  la caldorado II sur tout type de terrains : boueux, alpages, rocailleux, technique, pierre glissante, sous bois, forêt, bitume, sable. Je n’ai quasiment jamais été mis en défaut. La chaussure est stable et rassurante, la semelle en caoutchouc avec ses crampons de 4mm est accrocheuse même dans les chemins de pierres humides.

Toutefois , la souplesse de la chaussure peut excessive sur un terrain en dévers, elle manque peut-être un peu de fermeté au niveau du talon. Mais malgré ce dernier point, il m’est apparu comme une évidence, qu’il s’agit là d’un véritable « 4×4 tout terrain« .

Attention tout de même, la qualité du mesh très aéré peut rapidement devenir un problème en cas de mauvaises conditions météo. Je préconise également  une pointure en dessous de votre pointure habituelle. (Voir le tableau des tailles sur le site internet de la marque). « N’hésitez pas à aller l’essayer en boutique ».

Columbia

Conclusion

La Columbia Montrail Caldoraro II est une très bonne chaussure de trail, légère, dynamique et polyvalente, destinée à bon nombre de traileurs débutants ou confirmés. La politique tarifaire de Columbia Montrail est très commercial, avec très souvent des remises. Du très bon matériel à prix très doux.

« On ne peut que féliciter la marque, qui pense au confort et au porte-monnaie de ses sportifs ».

Crédit photos @ Nadia Jesequel