L’Ultra Tour des 4 Massifs 5e édition : Mon challenge 160

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Il fallait la cocher cette semaine dans le calendrier 2017 : celle du 16 au 20 août pour se rendre à Grenoble et participer à la grande fête de l‘UT4M.

L’Ultra Tour des 4 Massifs, L’UT4M C’est quoi?

  • C’est courir autour de Grenoble sur 4 massifs : le Vercors, l’Oisans, Belledonne et la Chartreuse.
  • Il existe une dizaine de formules durant cette semaine festive, à savoir : le 160 Xtrem (Ultra de 169 km qui parcourt les 4 massifs en continu donc), le 160 Relais (en équipe de 2 à 4 coureurs), le 160 Challenge (1 massif/jour, soit les 4 massifs en 4 jours), le Master 100 (massif de Belledonne + celui de la Chartreuse), bien évidemment les 4 massifs en solo que vous pouvez faire à la carte, c’est-à-dire le massif que vous voulez  (40 Vercors, 40 Oisans, 40 Belledonne, 40 Chartreuse), Graines de Traileurs (une épreuve pour les petits dans le Parc Mistral de Grenoble), et enfin lUT4M Vertical (1000m de dénivelé positif sur 5 km, en prologue).
  • C’est résolument une course qui n’a rien à envier aux autres…
  • Un Ultra Tour du type « familial » !

L’accueil l’an dernier sur le Master 100 fut très bon. Je décide donc de revenir en Isère et de choisir cette fois de m’aligner sur le 160 Challenge avec pour objectif de bien préparer ma Diagonale des fous à la Réunion qui approche…

C’est très amoindri que je débarque à Grenoble le mardi soir, encore sous l’effet d’un très vilain rhume qui m’a couché. Je récupère donc mon dossard, enfin ma chasuble qui me servira pendant ces quatre jours en compagnie de l’Agence RevolutionR avec Laurent et Etienne. Je retrouve déjà de nombreux amis…c’est bon nous y sommes. Je ressens l’excitation qui monte en moi et autour de moi. La pression qui augmente au Parc Paul Mistral, cette base de vie qui sera le lieu de départ de notre Challenge mercredi matin…

C’est la deuxième édition du Challenge : un atypique format qui désigne son leader, son grimpeur et son sprinter, à la fin de chaque étape… ils étaient 150 l’an dernier, nous sommes 350 fous furieux cette année. Chacun son objectif, peu importe car au final se Challenge constituera un partage, une expérience commune, un approfondissement et surtout une gestion de l’effort. Mon but à moi c’est de progresser durant ces 4 jours, d’apprendre des uns et des autres, de me situer dans la gestion et surtout de partager au maximum avec les amis du Team WAA qui seront présents à mes côtés et les autres également.

C’est donc le 16 août au Parc Paul Mistral de Grenoble que commence la grande aventure grenobloise, je retrouve sur la ligne de départ mes waamis Nicolas Arbib, Mohamed Elmorabity, Damien Douvry, Cyril Bouvier et Mélanie Rousset ! Tous prêts !

La première étape:  Massif du VERCORS 

Nous partons du Parc Mistral pour déambuler dans les rues de Grenoble : il fait déjà très chaud, il est 08h du matin. Je reste dans les jambes de Mélanie Rousset sur toute la partie route qui mènent à l’ascension de Moucherotte à plus de 1700 mètres . Je décide au vu de ma forme de casser le rythme rapide imposé par les premiers et faire ma course. Je n’ai pas pris mes bâtons… Le passage sur la crête de Moucherotte avec Grenoble en toile de fond est magnifique. Une descente puis une nouvelle ascension sur le Pic Saint-Michel constitue l’ultime sommet de cette journée peu avant le trentième km et une belle descente technique et un dernier tour de manège de 400 m de D+ à monter et descendre pour arriver à vif.

Ce n’est pas moins de 40,3 km et 2900 m de Dénivelé positif pour commencer cette folie grenobloise. L’ambiance est bonne, les bénévoles au top ! Le match est lancé…

Le Vercors est validé : avec ses pâturages verts ses hauts plateaux, le dépaysement est là, l’air est pur, la magie opère…

Nous rentrons en fin d’après-midi sur Grenoble, je retrouve Nicolas Arbib et Luca Papi au Parc, le temps de faire une séance de Life Plus. Nous filons à Challes les Eaux pour une séance de Cryo à -110 degré. C’est idéal pour enchaîner le lendemain matin.

La seconde étape du Challenge: le jeudi c’est l’OISANS 

Je retrouve tout le monde à Vif et c’est parti pour 47,5 km et 3500 m de D+ sous une chaleur… L’Oisans est un territoire d’exception, sauvage, avec des passages dans les steppes… Nous montons jusqu’au Pas de la Vache à 2300 m environ, et là c’est un grand moment, vous vous retrouvez au-dessus de nombres incalculables de petits lacs : c’est onirique et ça va l’être jusqu’au Pas de l’Enviou. Une impression de traverser les plaines du Rohan de Tolkien… J’en prends plein les yeux… l’émotion et l’admiration sont encore présentes alors que j’écris en ce moment ! Une dernière descente meurtrière pour terminer le rêve jusqu’à Rioupéroux : une sorte de KV à l’envers avec une fin de parcours plus abordable. Ce fut ma plus belle étape !

Je prends la navette pour rallier Grenoble avec Aurélien SALAENS du Team  Saint-Yorre Running, d’ailleurs je vais retrouver les amis Cécile et Olivier tout au long des ces 4 jours. Olivier en aiguilleur !!! Et bis répétita à l’espace soins pour coureurs au Parc Mistral : Massages + Life plus (photobiomodulation) + cryo piscine cette fois. Ajoutons à cela la pasta party que je place tous les soirs vers 20h… nous voilà prêts pour repartir vendredi matin à Rioupéroux avec Romain.L (merci à ton frère) et Nicolas pour affronter le massif de BELLEDONNE avec ses 45,3 km et 2600 m de D+…

3ème étape c’est Belledonne :

Avec son tracé alpin, c’est une chaîne magnifique qui s’étire entre Chambéry et Grenoble. Une « sierra » brune ou blanche avec encore des lacs magnifiques et des ascensions vertigineuses ! Nous allons donc grimper d’un seul coup jusqu’à Chamrousse et sa croix ! Nous débutons par un KV et je dois vous dire que j’ai failli perdre mon tendon d’Achille gauche sur ses 6 premiers km de feu. Heureusement les derniers kilomètres menant à la croix et ses aficionados hystériques au sommet sont plus faciles à gérer, par contre la descente qui suit… l’est beaucoup moins.  Une piste de ski ?

Bon le passage au Grand Colon est annulé en raison des orages et est remplacé par 6 km en plus ! Il nous manque un ravitaillement, mais heureusement, il y a des cascades et petits ruisseaux limpides où nous pouvons nous rafraîchir et également de nombreuses et succulentes framboises que nous pouvons dévorer tout au long de cette sulfureuse Belledonne.

Je commence à me sentir de mieux en mieux. Mon rhume et ma toux me laissant de plus en plus en paix. La descente menant à la fin se veut rythmée, les 5 derniers km sur le plat, dans les champs resteront une épreuve de résistance, car la chaleur est insupportable. L’air est suffocant jusqu’à Saint-Nazaire les Eymes, l’avant-dernier ravitaillement avec de la pastèque est salvateur, le reste de la Saint-Yorre finit sur ma tête, mais je tiens bon jusqu’au bout après un ultime saut dans un lavoir… Il fallait bien cela, l’orage approche…

Retour rapide par le Palais des Sports pour récupérer au max’ et direction Challes pour une cryo encore avec Nico, Dam Dam et Romain. Tous les feux sont au vert… Je me sens de mieux en mieux, de bon augure avant la « der’ »

Samedi, nous y sommes : la dernière étape

Celle de la traversée de la Chartreuse. Emilie pour son premier marathon qu’elle va terminer en force et Sylaine Cussot ma partenaire Life plus sont présentes. Soit 42,9 km et 2800 m de D+ de fête : c’est la fin ! Les conditions climatiques sont optimales, il fait frais, la première ascension se fait sur un bon rythme avec Romain jusqu’à la fameuse cabane. Un premier ravito avec de la Chartreuse à 55 degré ! Les vaches sont présentes dans les pâturages.  Haihaihaiiii ça pique, juste ce qu’il faut pour monter à Chamechaude , arpenter ses falaises calcaires, faire un demi-tour au sommet et descendre comme un fou furieux mais avec une jouissance extrême en sautant dans les cailloux pour freiner…

Je passe  Le Sappey à toute allure juste 2′ de ravito avec Micka puis je repars vite sans jamais me retourner pour finir avec Saint-Eynard, le Col de Vence, puis la descente en lacets de Bastille sur du sentier. Grenoble est en bas , nous passons par les fortifications, c’est beau et euphorisant, nous allons boucler la boucle. L’arrivée sur Grenoble en passant par les quais perd un peu en ferveur et de sa saveur par rapport à l’an dernier où l’on passait par le centre-ville en ébullition.

Mais ça y est, c’est fait : je suis finisher en 31 heures de cette formule idéale, d’un parcours majestueux qui suit les crêtes et les sommets autour de la métropole Grenobloise. Un tracé Aérien et parfois vertigineux… aux espaces souvent oniriques !

Du bon boulot Sébastien Accarier. Mes salutations et mon respect à Grenoble Outdoor Aventure pour cette grande fête. Félicitations à mon Team Waa et mes autres amis (vous êtes trop nombreux) pour leur grosse perf’ !

Mes partenaires Waa Ultra, Life-Plus, Conseil Running, Accessoire Running, Baume du tigre et Performax. Et bien évidemment Christophe et Mickael de Wondertrail pour ce bon travail effectué ensemble, l’agence RevolutionR (Etienne/Laurent).

Merci à l’organisation et tous ses bénévoles bienveillants, plus de 600. J’ai été traité comme un prince et je ne pense pas être le seul. L’espace soins en passant par les cuisiniers et les aiguilleurs : vous nous avez régalé. Cette cinquième édition est une réussite. Le coureur est vraiment au centre des occupations, rien n’est laissé au hasard pour notre confort de course. Nous avons au final juste à suivre le balisage…l’esprit tranquille. L’UT4M est à placer dans votre agenda 2018 : vous n’avez pas d’excuses, le menu est exceptionnel et varié !

« Ce Challenge constitue pour moi une vraie aventure humaine, pleine de partage et d’émotion. Il y avait 2500 coureurs tout au long de cette semaine magique qui a traversé 30 communes sur 5 territoires. Je ne reviens pas sur les conférences et autres manifestations au Parc Mistral au quotidien car je n’y étais pas présent. Mais tout était mis en place pour chouchouter les accompagnants, sans compter les transports »

 

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