Les femmes à l’honneur sur la seconde édition du Half Marathon des Sables de Fuerteventura

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Half Marathon des Sables

 

Journal de bord d’une femme en quête d’aventure

HMDS Concept

23 septembre 2018 : première étape, 24,4 kilomètres

  • 5 heures du mat’…

La sonnerie si familière de mon portable retentit… Premier réflexe : se lever pour aller préparer le petit-déjeuner de la maisonnée ! Je cherche désespérément un repère familier, mais quelques secondes suffisent à me planter le décor : j’ai troqué mes habits de maman et de working girl pour aller vivre une aventure de quatre jours aux Canaries, sur l’île désertique de Fuerteventura !

Je me retrouve dans un appart-hôtel avec trois autres femmes qui comme moi se sont inscrites pour ce périple extraordinaire de 120 kilomètres en 3 étapes : un médecin de la course, une triathlète d’Amiens, Alexandra, et une championne péruvienne. Le taux de femmes sur cette deuxième édition est un véritable record, puisqu’on comptabilise 40 % d’inscriptions ! Une première dans le milieu de l’ultra trail jusqu’alors plutôt prisé par les hommes ! Pour certaines, ce sera une première expérience, pour d’autres la découverte d’un nouveau milieu : le désert. Un avant-goût du célèbre challenge du Marathon des Sables.

Dernier coup d’œil à mon ultra bag : 20 litres qui contiendront tout mon confort, ma nourriture et les affaires essentielles pour vivre 4 jours sur un bivouac de fortune. Je l’ai maintes fois défait et refait pour optimiser son poids : hors de question d’oublier LE détail qui pourrait polluer ma course.

  • 6 heures

Je retrouve Émilie, une journaliste rencontrée deux jours plus tôt, au buffet du petit-déjeuner de l’hôtel : l’ambiance est ouatée, silencieuse.

Half Marathon des Sables

Les visages aux traits tirés témoignent d’une nuit agitée, mais le buffet gargantuesque proposé permet d’entamer quelques conversations : chacun s’émerveille de sa variété et empile dans son assiette tranches de pains variés, gourmandises et viennoiseries en tous genres, comme si on assistait au dernier repas d’un condamné. Adieu équilibre alimentaire et petits plats élaborés !

Ce midi, ce sera la disette des mets frais, le début de l’autosuffisance.

  • 7 heures 15

Half Marathon des Sables

Imaginez un magma de traileurs en fusion, attendant le top départ pour déferler sur les pistes de sable !

L’ambiance devient plus détendue en attendant les cars qui vont nous mener vers l’aventure : selfies, photos de groupe sont légion. Telle une abeille, je butine de groupe en groupe, pour retrouver finalement les Ladies WAA venues courir pour la plupart leur premier gros challenge : influenceuses, journalistes, hôtesses de l’air, coaches, médecins, toutes sont arrivées avec l’envie de vivre une aventure singulière, de rompre la routine de leur quotidien de femmes, d’éprouver leur mental et leurs capacités physiques.

  • 7 heures 30

Nous montons à bord des bus pour un trajet d’une quarantaine de minutes qui nous permettra de gagner la ligne de départ. Silence à bord. Nous parvenons enfin sur le lieu du départ avec une certaine émotion : l’activation de nos balises sonne le début de l’aventure.

  • 9 heures 30

Un briefing, un compte à rebours, nous nous élançons dans un silence religieux pour un peu plus de 24 kilomètres dans le désert… Nous parcourons un sentier qui longe la mer avant de gagner quelques collines. Le peloton s’étire peu à peu, comme distendu sous l’effet de la chaleur.

Half Marathon des Sables

Puis je me retrouve seule, au milieu d’étendues désertiques, sans un bruit. Dans ce genre d’aventure, l’hydratation est essentielle : je m’astreins à boire une gorgée toutes les deux minutes. Mes réserves fondent rapidement : deux litres, sous une telle chaleur, s’évaporent en un rien de temps. Mes quelques expériences depuis un an, sur des ultras, m’ont appris qu’il ne fallait pas attendre la sensation de soif. Après la traversée d’une route, un flash : nous empruntons un parcours à travers des marécages qui me sont familiers. L’année dernière, nous y étions passés de nuit et avions eu quelques difficultés avec le balisage. Mais en plein jour, les difficultés disparaissent. Je souris : on en a parlé un peu avant le départ avec les copines et on tient à faire mentir l’adage concernant les femmes et leur sens de l’orientation !

Nous rejoignons l’hôtel de La Pared où nous attend un ravitaillement : je m’asperge abondamment la tête pour éviter le coup de chaud et entame la dernière partie du parcours sur un sentier sablonneux, longeant la mer, en plein cagnard. Point de coureurs à l’horizon, je suis seule au monde ! Les terrains alternent, plus techniques les uns que les autres : sable, roches, rochers dans de petits canyons.

Puis j’arrive sur un sentier à flanc de falaise où je rattrape quelques coureurs aux organismes sévèrement éprouvés : je reconnais l’un d’entre eux qui souffre de crampes, et après m’être assurée que tout va bien – mon côté Saint Bernard, sans le tonneau – je le laisse derrière moi : un somptueux panorama de falaises blanches dominant une mer turquoise s’offre à moi. Je m’arrête, subjuguée par la beauté du lieu, consciente du privilège que j’ai la chance de vivre… Après la dégustation d’une poignée de fruits secs – ô charmes des restaurants de plein air ! – je reprends mon chemin, courant sur les parties rocheuses, marchant sur les portions de sable et sur les dévers.

Half Marathon des Sables

J’ai quelques pensées pour ma famille qui doit travailler sous la grisaille parisienne et emplis ma tête de toutes ces belles images pour les leur faire partager à mon retour. Arrivée au bout de la falaise commence une ascension de plusieurs kilomètres sur un sentier de sable blanc : la réverbération est forte et la chaleur intense. Je songe à l’arrivée qui est proche et à mon fils qui doit me suivre en live. Ne pas flancher, jouer les Mère Courage pour franchir la ligne d’arrivée. Je découvre un panneau annonçant le dernier kilomètre et mes jambes retrouvent un regain d’énergie. J’ai hâte de découvrir le bivouac, ma tente, les personnes qui composeront mon alvéole. Vivre avec l’essentiel, sans superflu, sans responsabilités, en ne s’occupant que de soi et des besoins essentiels, la voilà aussi mon aventure…

  • 12 heures 45

Je franchis l’arche symbolique, plantée au milieu de nulle part. L’émotion m’envahit, je suis au cœur de mon aventure, à moi de l’écrire… L’après-midi est consacrée à l’installation sur le bivouac, à la récupération et nous organisons des popotes improvisées sous le barnum planté pour l’occasion. Des conversations se nouent, tandis que se font sentir les premiers signes d’un périple extrême : les médecins interviennent pour soigner les organismes déjà fatigués de certains coureurs, des insolations et des vomissements. Une dizaine d’abandons sont notés.

Half Marathon des Sables

Les copines appellent leur famille pour les rassurer, leur faire partager leur excitation, ou parler aux enfants qui leur manquent déjà un peu. Puis nous échangeons sur nos vies autour d’un feu de camp : il ne manque plus que les chamallows pour donner un aspect colonie de vacances à notre installation.

  • 19 heures 30

Extinction des feux. Nous avons tous en tête la longue étape de 66 kilomètres du lendemain et allons nous coucher en nous faisant part de nos appréhensions…

 

24 septembre 2018 : deuxième étape, 66 kilomètres

  • 7 heures 30

Le bivouac s’éveille peu à peu, encore couvert de pénombre.

Je ne saurais dire combien d’heures j’ai réussi à trouver le sommeil, entre la tente secouée par d’interminables rafales et la condensation de la toile qui m’a donné l’impression de subir une pluie tropicale à l’intérieur de mon habitation de fortune. Je cherche mon briquet dans le fatras de mon sac, fais glisser la fermeture de l’ouverture de ma tente et comprends rapidement que le petit-déjeuner sera froid : le vent s’insinue sournoisement dans chaque interstice, éteignant la naissance des flammes.

Premiers échanges matinaux avec mes compagnons d’alvéole : l’heure n’est pas aux conversations débridées, les préparatifs vont bon train pour cette étape tant redoutée. Nous fermons notre tente avec l’espoir de la revoir dans la nuit, signe que nous aurons vaillamment franchi l’arche d’arrivée. Je jette un dernier coup d’œil à la photo de mon fils pour me donner un peu de force : je le devine sur le chemin de l’école et imagine le baiser que j’aurais déposé si je l’y avais accompagné…

Mais pour l’heure, je ne dois pas réagir en tant que mère, mais en tant que guerrière : je dois aller affronter 66 kilomètres et j’ai besoin de toute ma concentration et mon énergie, je ne dois pas laisser les émotions me submerger…

  • 9 heures 15

Les coureurs se rassemblent sous l’arche pour un débrief ordonné dans un silence religieux. Les baskets trépignent, les encouragements fusent, ponctués de « À ce soir ! » ou encore « Ne m’attendez pas pour la soupe ! »…

  • 9 heures 30

Le compte à rebours est lancé…

Nous remontons la piste au-dessus de notre campement et les plus rapides sont partis comme des flèches. Je ralentis mon rythme : 66 kilomètres dans du sable, en plein cagnard, avec un sac de 9 kilos, cela demande une gestion particulière de l’effort. Si je me sens des ailes, j’aurai tout le temps de les déployer sur les derniers kilomètres.

Après des passages dans un sable meuble et casse-pattes, nous arrivons au sommet d’une immense dune qui avait été un véritable rempart, l’an dernier, pour maints coureurs : j’ai la surprise de découvrir que cette année, nous allons pouvoir la dévaler. Quel bonheur cette descente ! Cette sensation de cavaler sans appréhension dans un sablier géant !

Half Marathon des Sables

Je retrouve au pied de la montagne sablonneuse des coureurs sans guêtres qui déversent le sable qui s’est insinué dans leurs chaussures, avant de bifurquer vers un canyon très technique : la difficulté est de descendre des roches parfois glissantes et de tailles variées. Un des coureurs qui me précède fait une lourde chute, je l’entends pester en espagnol et m’arrête pour m’assurer qu’il n’y a rien de grave – mon côté mère poule qui ressurgit !

Quelques éraflures plus tard, nous cheminons à flanc de colline, un sentier assez abrupt et vertigineux : la descente est raide, il va falloir y mettre les mains, car le sac à dos pesant nous déséquilibre. Mais je brave mes appréhensions et parviens assez rapidement sur la plage… Un endroit paradisiaque et désert qui s’étend à perte de vue… Il faut dire que l’accès n’est pas forcément facilité avec toutes ces falaises escarpées ! Cet endroit qui devrait être rassurant prend rapidement des allures de cauchemar : une véritable traversée du désert dans un sable épais et mou, une langue coincée entre les falaises et la mer. Selon leur classement, certains auront même de l’eau jusqu’aux genoux !

Un paradoxe tant l’endroit est beau et usant à la fois !

Ces 9 kilomètres en pleine chaleur me paraissent interminables : combien de fois ai-je eu envie de me jeter à l’eau pour me rafraîchir ! Je n’ai pas pris de maillot, mais exit la pudeur dans ce lieu désertique – d’ailleurs, ce ne sont pas les nudistes rencontrés quelques mètres plus loin qui me contrediront ! Ce ne sont pas non plus quelques minutes qui me feront flirter avec les barrières horaires ! Quelques minutes, non, mais j’imagine la sensation de ma peau séchée par le sel pendant les heures qui vont suivre, sans compter la probabilité d’avoir des ampoules, et cette idée saugrenue d’une baignade improvisée s’envole.

9 kilomètres plus loin, je bénis le D+ qui pointe son nez : je vais enfin pouvoir récupérer en arpentant des sentiers bien tracés dans les collines, en passant des cols avec des panoramas somptueux et en faisant de petites pauses aux différents CP. Hormis aux ravitaillements où j’ai croisé quelques copains de toutes nationalités qui abandonnaient à la suite de coups de chaud ou qui faisaient des haltes gastronomiques, je n’ai vu personne sur mon parcours et ai dû me mettre en pilotage automatique, en mode méditation pleine conscience, car je n’ai de souvenirs qu’après mon passage au dernier CP.

Half Marathon des Sables

Pas de coups durs où je songe à abandonner, pas de passages difficiles qui me forcent à m’arrêter pour souffler : j’ai contemplé, profité du moment, apprécié les paysages, la fatigue physique générée par le périple. Le passage au dernier CP marquait pour moi le début de la nuit : il ne me restait plus qu’une dizaine de kilomètres à parcourir : si j’ai eu l’appréhension de ne pas repérer les balisages, elle n’a duré que quelques minutes. Hors de question de se polluer l’esprit, il faut garder son mental intact jusqu’au bout. Les derniers kilomètres sont une ascension à travers des dunes pour parvenir sur le plateau du bivouac : j’ai opté pour une marche rapide, afin de ne pas rater les balises.

21 heures et des brouettes…

Je franchis seule la ligne d’arrivée, avec un accueil sommaire : un membre de l’équipe WAA et ma copine de chambrée. Je prends mes deux bidons d’eau et me dirige vers ma tente. Les copains ne sont pas encore arrivés. La nuit est noire : je me déshabille et prends le reste de mon bidon de la veille pour une douche improvisée. Inconcevable de m’endormir avec la peau collante et les marques de sel ! On n’est pas là pour se pomponner, mais un minimum de confort avant de dormir ne fait pas de mal !

  • 21 heures 30

Extinction des feux, repos de la guerrière…

 

25 septembre 2018 : journée de repos, fin de l’étape longue

Ô joie de se lever sans réveil ! Si la nuit a été ponctuée de bruits d’ouvertures de toiles de tente et de ronflements de coureurs épuisés, je me réveille toutefois sereine, heureuse d’avoir mené à bien ma mission.

Le haut-parleur vient nous rappeler que certains coureurs franchissent à peine la ligne d’arrivée… Je suis admirative et consciente alors de la chance que j’ai eue d’avoir une nuit complète pour soulager mon organisme. Quelques postures de yoga et un peu de stretching me permettent de faire le point sur ma forme : RAS.

Half Marathon des Sables

Cette journée de repos est toujours assez exceptionnelle : elle permet de créer du lien, de bien sûr récupérer, de partager certaines confidences sur nos vies, de nous remettre parfois dans nos conditions de petites ménagères – combien parmi nous ont fait des lessives, en ont profité pour se masser, s’hydrater ou se laver les cheveux ! J’en ai profité pour ma part pour participer à un atelier soin des pieds, mais pas une pédicure classique : j’ai appris à soigner mes ampoules et mes hématomes avec une seringue ! Un exercice assez douloureux et impressionnant, mais terriblement efficace.

Half Marathon des Sables

Un peu de réconfort est venu ponctuer la journée : la pause Coca, tant attendue et si typique du Marathon des Sables, un cours de yoga pour étirer tous les muscles et la lecture des courriers de nos proches. L’ambiance était plus sereine, le soir, autour de nos restaurants à la belle étoile, mais le froid et la fatigue nous ont fait regagner nos tentes à des heures raisonnables…

 

26 septembre 2018 : troisième étape

  • 7 heures

Un réveil un peu nostalgique sur le bivouac, quand tu prends conscience que l’aventure va bientôt prendre fin.

Tu regardes les étendues de sable comme pour les imprimer dans ta mémoire, pour ne pas les oublier et ton dernier petit-déjeuner, alors que tu ne rêves que d’un bon café et de tartines depuis trois jours, prend des allures de brunch trois étoiles. Le départ est plus tardif, mais il faut veiller à nettoyer la tente – chacun a d’ailleurs une notion qui lui est propre concernant cette tâche ! – et les poubelles se remplissent vite des « encombrants » que les coureurs jettent afin de s’alléger pour cette dernière étape.

L’ambiance est détendue et les « Je ne peux qu’aller au bout maintenant ! » fusent d’un peu partout : chacun est déterminé à franchir l’arche et motivé par la perspective d’une bonne douche et d’un repas plus élaboré que des lyophilisés.

  • 7 heures 30

Nous allons vers le lieu de rassemblement et entamons une marche de 2 kilomètres pour aller prendre le bus qui nous mènera vers notre départ. Nous jetons un dernier coup d’œil nostalgique à notre bivouac…

  • 9 heures

Nous débarquons dans un immense champ de pierres volcaniques : le parcours sera le même que l’année dernière, ce qui n’est pas pour me rassurer. Une immense étendue de pierres volcaniques qui avaient mis à mal les chevilles et les pieds. Avec la fatigue, la concentration s’est affaiblie, il faudra donc redoubler de vigilance. Sur la ligne de départ, c’est le festival des photos pour immortaliser ce dernier départ.

  • 10 heures

Le compte à rebours est lancé… Le troupeau s’élance, plus déterminé que jamais.

Half Marathon des Sables

Le parcours sillonne un champ de lave pendant les 7 premiers kilomètres : j’alterne course et marche quand je vois que mes appuis sont fuyants. Très vite, je me retrouve avec une Espagnole qui me talonne. Je ne parviendrai à la tenir à distance qu’après une dizaine de kilomètres. Nous traversons ensuite un oued qui ne présent guère de difficulté technique, mais se révèle usant par la monotonie des paysages. J’aperçois avec bonheur le deuxième CP qui en marque la fin. Je recharge en eau, même si j’ai moins eu besoin de boire sur ces deux premières portions : il reste un peu de dénivelé en pleine chaleur et je n’ai pas envie d’abandonner bêtement pour un coup de chaud.

L’ascension commence, mais la montée est assez douce et je me sens transportée : je sais que l’arche n’est plus bien loin derrière les collines. Je gravis chaque difficulté en pensant à tout le parcours que j’ai accompli, à ma progression de traileuse, à ma famille et mes amis qui me soutiennent, à mon fils que j’aime… Une véritable introspection de dernière minute ! Je sens poindre l’émotion mais ne la laisse pas jaillir.

Half Marathon des Sables

Les sentiers deviennent un peu plus techniques et j’ai besoin de toute ma tête. Je parviens non loin d’une croix et là, la délivrance ! J’aperçois avec ses murs blancs qui se détachent sur la terre volcanique noire l’hôtel Las Playitas et ses piscines. L’idée d’aller y faire un plongeon me booste, mais il reste une descente encore assez technique, il ne faut rien lâcher. J’anticipe chaque appui, je m’aide des rochers quand les marches naturelles sont trop hautes et en grignotant peu à peu le terrain, je parviens enfin sur la plage de sable noire où des vacanciers applaudissent à grands cris mon arrivée.

Half Marathon des Sables

Plus qu’un virage, mais qu’il me semble long ! On me tend une GOPRO que je prends sans réfléchir, l’émotion me submerge quand je franchis la ligne fatidique…

Je suis finisher de cette seconde édition du Half Marathon des Sables 2018 et vais pouvoir offrir à mon fils qui me l’a demandée ma jolie médaille blanche et turquoise ! Le symbole de ma détermination, mais aussi d’une belle aventure qui vient prendre place au milieu de bien d’autres à venir… À noter pour finir sur une autre note féminine que la première femme est une Française, une Parisienne, Mathilde Vinet !

Half Marathon des Sables

 

Texte de Christelle « La BeeRunneuse »

 

 

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