LA MONTAGN’HARD 2017 Côté coureurs, Côté coulisses

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La Montagn’Hard 2017

Course phare du début d’été, la Montagn’Hard s’est déroulée cette année le week-end du 8 et 9 juillet à Saint-Nicolas-de-Véroce en Haute-Savoie. Bien connue pour son impressionnant dénivelé qui vous brûle les cuisses dès la première montée, la Montagn’Hard 2017 proposait cette année encore 3 formats de courses pour satisfaire au plus grand nombre :

  • 40 km et 3200 m de D+ en solo ou en duo ;
  • 60 km et 5000 m de D+;
  • 103 km et 8500 m de D+;

Et une difficulté supplémentaire cette année à la fin des 3 parcours, histoire de corser un peu plus l’affaire.

Plébiscitée par tous, aussi bien pour la difficulté du parcours et la beauté des paysages, que pour la qualité de son organisation et l’ambiance familiale, elle a su s’imposer au fil des années et a acquis une réputation de convivialité et d’accueil.  J’ai voulu vérifier la véracité de cette popularité en « m’infiltrant » dans le peloton des coureurs et au sein du PC course.

LA MONTAGN’HARD 2017

La Montagn’Hard 2017 – Côté coureurs

Il fait déjà très chaud ce samedi matin au départ de la Moins’Hard (40 km). Les coureurs du 103 km sont partis à 5 heures tandis que ceux du 60 km se sont élancés à 7 heures. Il est 8 heures, je m’apprête à suivre les derniers coureurs que je rejoins au 5ème km. Ici, certains coureurs abandonnent déjà… L’un nous dira que le dénivelé est vraiment trop raide pour lui. Corinne, elle, a été prise de frissons et de tremblements en haut de la première côte. Elle ne sait s’il s’agit d’un coup de chaud ou d’une hypoglycémie. Elle préfère s’arrêter là. Les visages sont déjà marqués pour certains ce qui ne présage pas du meilleur pour la suite…

Je remonte ainsi en suivant les derniers coureurs le long du parcours. Effectivement, c’est du costaud ! Mais quelle beauté, ce paysage ! Un spectacle magnifique qui nous ravit les yeux ! Au sommet du Prarion, certains coureurs sont à la limite du malaise. La chaleur est assommante. Quelques encouragements et recommandations au passage pour les « rebooster » mais ils seront nombreux dans ce cas à ne pas pouvoir passer la barrière horaire. Ils m’expliqueront aussi qu’il n’y avait plus rien à manger au ravitaillement ce qui leur a cassé le moral et les jambes (sur le coup, cela m’étonnera beaucoup car la Montagn’Hard est connue pour ses ravitos pantagruéliques).

LA MONTAGN’HARD 2017

Je quitte les coureurs au kilomètre 26 (ravitaillement de Bionnassay) pour rejoindre le village de Saint-Nicolas. Ici, les coureurs qui passent la ligne d’arrivée sont unanimes : une course très difficile, surtout par cette chaleur, mais des paysages splendides avec vue sur le Mont Joly et le Mont Blanc entre autre, et des bénévoles aux petits soins. Rien que ça ! Beaucoup m’expliquent avoir préféré bifurquer sur la distance plus courte (possibilité offerte par l’organisateur compte tenu de la difficulté des parcours). D’autres ont tout simplement renoncé et abandonné. A l’arrivée, règne une ambiance plus que chaleureuse où tout le monde se parle. On s’y sent bien… On pourrait y rester toute la soirée… Voire la nuit pour attendre les coureurs du 103 km.

La Montagn’Hard 2017

Au total, toutes distances confondues, ils étaient 587 valeureux coureurs à s’élancer :

  • 246 partants (+ 25 relais) sur le 40 km dont 69 abandons ;
  • 170 sur le 60 km dont 50 abandons et 68 qui ont bifurqué sur le 40 ;
  • 171 sur le 103 km dont 55 abandons et 26 bifurcations.

Des chiffres qui, selon Olivier Tribondeau, organisateur de la course, sont en hausse concernant le nombre de partants et constants concernant les abandons et bifurcations (excepté pour le 40 km dont le nombre d’abandons a augmenté cette année). A souligner, la très belle victoire de Sylvain Court, champion du monde 2015, sur le 60 km.

La Montagn’Hard 2017

Côté coureurs, pas de doutes la Montagn’Hard a tenu ses promesses.

La Montagn’Hard 2017 – Côté coulisses

Le dimanche matin, me voilà « infiltrée » au sein du PC course pour en savoir un peu plus sur l’organisation et le travail des bénévoles. Olivier m’explique que chaque nouvelle édition commence à se préparer une fois la réunion de clôture de l’édition en cours. Il faut donc une année complète pour préparer au mieux cet évènement. C’est un travail colossal ! Une année qui peut être pleine de rebondissements comme en 2017 où l’organisateur a dû revoir le parcours peu de temps avant l’échéance du fait de l’interdiction de traverser la réserve naturelle des Contamines. Il faut donc constamment s’adapter et rebondir.

La Montagn’Hard 2017

Au total, l’équipe de de la Montagn’Hard compte près de 200 bénévoles, que Nathalie, leur responsable, a beaucoup de mal à recruter chaque année. Ils sont partout ces bénévoles : baliseurs, ouvreurs, suiveurs, signaleurs, orienteurs, bénévoles des ravitos, chauffeurs, pointeurs… Munis de leurs talkies walkies, prêts à dégainer au moindre soucis, prêts à passer une ou plusieurs nuits blanches pour certains, mais toujours avec le sourire pour remonter le moral des coureurs qui en ont bien besoin. « Vous êtes magnifiques ! », « vous êtes les meilleurs ! » … Ces petites phrases qui redonnent le sourire et la motivation quand on est « dans le dur ».

La Montagn’Hard 2017

Cette année, l’organisation a dû faire face à 2 difficultés majeures :
  • 3 débalisages sauvages (dont un rebalisage dans une impasse…) sur le 103 km qui ont impacté la tête de course. Une nouveauté dont l’organisation se serait bien passée mais des bénévoles qui ont pu intervenir très rapidement. Au final, seulement (mais malheureusement) 5 coureurs touchés, dont le 1er en course, Benoit Gironde, qui au final abandonnera.
  • Un problème d’approvisionnement sur les 2 premiers ravitaillements. En effet, à la grande stupeur de l’organisateur et alors même que les ravitaillements de la Montagn’Hard sont connus pour être très copieux, une grande partie des coureurs de la Moins’Hard (40 km) se sont retrouvés devant les 2 premiers ravitos presque vides… Olivier et son équipe, dont la priorité est de satisfaire au mieux les coureurs, ont encore une fois réagit promptement en communiquant leurs excuses sur les réseaux sociaux et en analysant les dysfonctionnements afin de ne pas les reproduire. Une communication et une remise en question qui ont saluées par les coureurs sur les réseaux sociaux : « Cette envie de bien faire et d’offrir le meilleur aux coureurs, ça donne envie de venir » nous dit Nicolas, tandis qu’Yves s’exclame : « Très fair play. Tellement rare » …

Côté coulisses, il y a donc autant de fatigue et rebondissements qu’en course. Un travail énorme qui a pour simple récompense le sourire et les remerciements des coureurs. Lors de ce week-end, une chose est sûre, j’ai pu voir une équipe de bénévoles soudée, très réactive et tournée vers les coureurs. A la Montagn’Hard, je m’y suis sentie aussi bien côté coureurs qu’en coulisses. Un vrai régale !

« Une édition encore une fois réussie ! Vivement la prochaine ! »

Crédits photos @Magalie LAVERGNE

 

 

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