Impressions de champions avant la Maxi-Race

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La Maxi-Race, course support pour la qualification aux prochains championnats du Monde de trail IAU 2016, n’est pas une débutante. On parle ici de 85 km et 5200 de D+ planifiés autour du sublime lac d’Annecy réunissant de nombreux coureurs du monde entier. L’an dernier, c’est Sylvain Court qui l’avait emportée, et avait raflé par la même occasion le titre de Champion du Monde de Trail.

Pour cette 6ème édition, des habitués du parcours ont programmé leur venue et s’entrainent depuis des mois. Parmi eux, Fabien Antolinos qui connaît bien les dangers d’une telle course… « Une petite blessure m’oblige à la prudence depuis l’ultra de Madère fin avril dernier, et l’inflammation risque de devenir plus sérieuse en m’alignant sur une course longue à fort dénivelé aussi tôt », explique-t-il. Aussi Fabien a-t-il décidé de renoncer à cette épreuve.

Même son de cloche chez Sacha Devillaz dont le kiné lui a interdit de participer. « C’est dur après une telle préparation mais je ne veux pas prendre un départ sans être sûr d’être à 100% de mes capacités. Je ne veux pas douter dans les descentes », raconte-t-il. Les traileurs sont prudents…

Dans la tête des athlètes

Si certains ne prendront donc pas le départ, d’autres n’attendent que ça ! A moins d’une semaine de l’épreuve, quelques compétiteurs se confient sur l’épreuve qui les attend. Aurélien Collet, Ludovic Pommeret, Ugo Ferrari, Sébastien Spheler et Sange Sherpa nous dévoilent chacun leur état d’esprit et leur analyse du parcours.

©Olivier Gui

Sébastien Spheler: « Je me sens bien, mieux que l’année dernière, voir mieux qu’il y a deux ans, lorsque je l’ai gagné. C’est une course très exigeante, il ne faudra rien laisser au hasard et être vigilant tout au long du parcours. Elle est très cassante et dure à encaisser avec 4 grosses montées et 4 grosses descentes. Il faut réussir à bien s’alimenter et s’hydrater car c’est un point capital pour terminer la course. C’est un beau défi, j’ai hâte ! »

11219414_1628220210784802_8544113972741724024_nLudovic Pommeret : « J’ai fait une belle préparation concoctée par Philippe Propage… Je ne me sens pas trop mal, maintenant il faudra gérer pendant car il y a beaucoup de monde et il peut y a avoir des surprises ! C’est plutôt roulant sur le début avec une montée très progressive au Semnoz. La seconde montée est plus raide, mais il y a encore pas mal de relance jusqu’au bout du Lac. Là, la course prend une autre tournure avec des montées plus longues et plus technique. Malgré les belles vues, la deuxième partie de course est clairement plus dure ! »

Aurélien colletAurélien Collet « Je suis dans l’incertitude totale, la Transvulcania me parait si proche… Ça passe ou ça casse ! J’espère que la météo sera clémente pour prendre un peu de plaisir les pieds au sec sur ce parcours exigeant et complet. »

 

13115998_1162191050498159_7786259780866785963_oUgo Ferrari : « Je suis un peu inquiet car la semaine dernière, en finissant ma préparation studieuse et gourmande , je me suis fait une sorte de mini-élongation de l’insertion basse du quadriceps. Je crains qu’après 1000, 2000, 3000m de D- samedi ça re-pète. Pour le parcours, je l’avais fait en commençant le Trail en 2014, je le connais donc bien. Le Semnoz se monte en trottinant, la descente est rapide et peu technique, ensuite on alterne trot et marche jusqu’à Doussard. 2/3km de plat pour dérouler, un ravito et on attaque le MONSTRE : la montée jusqu’au Roc de Lancrenaz. Ensuite une descente dégueulasse sur piste forestière, et à Menthon-Saint-Bernard on attaque le final où la moindre faiblesse ce paye cash car c’est très long d’aller au Mont Baron. Personnellement ce sera bâtons à Doussard et marche très ample pour le MONSTRE avec de belles relances sur les quelques plats. A voir mais si ça répond bien j’aimerais bien partir fort pour être dans le fight direct. »

Sange SherpaSange Sherpa : « Avec un trail tous les weekends, je n’ai pas beaucoup de temps pour la récupération ! Malgré l’enchaînement et le cumul de la fatigue, je me sens bien et prêt pour le départ. C’est ma troisième participation car j’aime bien le parcours varié de la course et certains singles bien techniques ajoutés l’an dernier. A mi-parcours, le rythme change avec un petit bout de plat qui fait mal. Même si la vue sur le lac d’Annecy est magnifique pendant la dernière partie, elle peut être impitoyable car très technique. »

De sublimes paysages

Et pour avoir un petit aperçu de la fin des 85 km, voici la vidéo réalisée par une de nos collaboratrices lors de sa participation à la Femina Race 2015… Dont le parcours n’est autre que la fin de celui de la Maxi-Race !

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