Retour sur le Festival des Hospitaliers de Laurent

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Hospitaliers

Les Hospitaliers… un nom rempli d’histoire ! Se retrouver pour la première fois sur le circuit original d’un des trails les plus connu de France… j’en ai eu les jambes vraiment impatientes.

Dimanche matin, levé 3h15, pour se préparer tranquillement et prendre un bon petit déjeuner avant une belle balade en perspective. Bon la première surprise fut de devoir gratter le pare-brise à 4h15 car il faisait -2° et avec le vent le ressenti était bien plus bas. L’échauffement… ou plutôt la tentative de ne pas geler sur place se fera seul dans un premier temps puis avec mon compagnon d’arme, mon wonderpoto Christophe Le Boulanger.
Vient l’heure du départ et du coup petit faufilement pour se placer un peu aux avants posts. Avec Chris, on prend  la décision de ne pas partir trop vite car l’on sait que la course va réellement commencer à partir de Dourbies, donc au km 44. Bon entre les plans et la réalité, tout le monde sait qu’il y a souvent un gros écart….

Donc démarrage un peu plus rapide que prévu sur les deux premiers kilomètres de bitume qui ouvriront le bal. Et sans être les premiers! Ce qui me laisse à penser que le niveau va certainement être assez relevé ! Bien que les sensations n’étaient pas des meilleurs sur cette partie, pourtant des plus roulantes, dès l’entrée dans les chemins je me suis vraiment senti bien et du coup j’ai continué sur la même intensité….

Hospitaliers

Le chemin monte tranquillement vers Combredonde et bien qu’on le fasse de nuit il est très agréable. Mais j’ai froid et je ne veux pas mettre ma veste, de peur de trop transpirer dedans et d’avoir ensuite encore plus froid…

On attaque une première partie de descente jusqu’à Sauclière puis Saint Jean du Bruel (lieu de départ des courses du Roc de la Lune!) et là…. Bas oui ça n’allait pas durer indéfiniment, donc on attaque une belle et longue montée vers le Saint Guiral. On va se prendre un peu plus de 1000 mètres positif en un peu moins de 14 km.

Heureusement, au second ravitaillement à La croix des Prisonniers (au km 26), je pense a mettre ma veste étanche et je change de gants (car ils sont mouillés et donc gelés). La monté se fait bien, malgré un final assez raide. Mais ce qui va me faire mal, c’est plus le vent cinglant et froid. Mes jambes se tétanisent et ont vraiment du mal à me faire avancer correctement.
On passe le St Guiral au km 36, et il me faudra un bon bout de la descente pour réussir a me réchauffer et surtout à retrouver quelques sensation au niveau de ma foulée. Mais faut rester prudent car certains passages sont plutôt techniques et parfois recouvert d’une grosse couche de feuilles !!!

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Arrivée à Dourbie, au km 44, c’est le 3ème ravitaillement. Je me prends pour une formule 1 et tout plein de speed je fais un ravitaillement éclair… oui je le dis haut et fort : « du grand n’importe quoi !!! ». En repartant après quelques centaines de mètres d’un chemin bien large et sans vraiment de difficultés…je sens que mes jambes sont déjà un peu dans le dur, alors que c’est à partir de là que la course va se durcir….!

C’est pas cool, mais alors pas cool du tout, d’autant plus que l’on a une bonne côte à passer. C’est à ce moment là que je vois la première féminine me passer comme si j’étais à l’arrêt… « bon oui c’est vrai, j’étais à l’arrêt !!!! » Mais tout n’est pas perdu car le soleil est là et ça fait un bien fou. Ça ne me fera pas revenir mes jambes laissé tout la haut, mais on aura quand même eu quelques heures de soleil (attention on est pas arrivé…).

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La caractéristique majeur du parcours entre Dourbie et Trèves est le 4ème ravito. C’est surtout une belle et grosse descente avant les 2km de faux plats pour rejoindre le village. Et bien sur c’est à ce moment là que je choisis de butter 2 fois la pointe du pied sur une pierre ou une racine (pour me prendre une belle petite tôle). Bon je vous le donne en mille, des crampes bien prenantes aux mollets. C’est pas la fin du monde, ça aurait pu être plus grave, je repars et hop la belle surprise, on descend droit dans le pentu avec feuilles, racines et pierres… mais heureusement une corde est là pour nous aider !

Hospitaliers

J’arrive au ravito et encore une fois je fais un passage assez rapide. Puis j’ai la bonne idée vu que le soleil est là et avec lui la chaleur, de laisser ma veste et mes gants ! Mon dieu que je suis un boulet…. On se retrouve rapidement sur un single plutôt technique, car essentiellement composé de cailloux, très proche du ravin et pas mal en devers…
Bon bas c’est à partir de ce moment là que mes jambes se sont définitivement évanouies, alors que l’on était qu’au kilomètre 56. Oui je vois ce que vous allez dire… « ça va être long pour rejoindre l’arrivée !!! » et bien je confirme !!! Ce fut long et douloureux mais dans un magnifique paysage avec des bénévoles vraiment souriants, gentils, serviables et très motivants.

Allez on continue et là on se fait une bien belle montée, ce sera l’avant dernière, et après avoir eu bien chaud et pas mal transpiré, car à l’abri du vent, je me retrouve sur un plateau, en plein vent et pour couronner le tout, le ciel se couvre. Du coup la température chute rapidement… c’est pas comme si j’avais laissé ma veste en bas et que je commençais à grelotter.

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Juste avant la descente sur Cantorbe, je vais faire la rencontre de bénévoles fort sympathique qui me propose une bière bien fraîche pour… me réchauffer ou me redonner du courage… je ne sais plus trop ! Je vous garantis qu’elle n’a pas fait long feu et c’est le moral reboosté que je repars.
Mais arrivé en bas, on est pas au ravitaillement… cette bonne blague !!! Il nous faut se farcir une bonne petite grimpette bien raide pour entrer dans ce magnifique village.
Ce ravitaillement, au km 64, se passe dans une belle salle en pierre, avec de magnifiques poutres. On a allumé un bon feu de cheminée… Je vais enfin prendre le temps de m’asseoir et de me ravitailler convenablement ! Je me régale de crêpes, bois une bière mais cette fois ci sans alcool (y paraît que la fête est plus folle).

Bon c’est pas le tout mais j’ai une course à finir et il me reste encore 8 km et surtout une dernière grosse bosse à gravir ! C’est donc parti pour 4 km de grimpette avec 2 km un peu raide et 2 km de faux plats montant, mais pas forcément plus facile a négocier avec les jambes du jour…

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Et enfin arrive l’heure de la descente et là… là mes cuissots saignent et mes dents se serrent pour m’aider à atteindre Nantes. Une fois la ligne passée c’est la délivrance. Le speaker me demande mon ressenti sur la course, ce que je me fais une joie de lui faire mais aussi de parler de l’association pour laquelle je cours et qui me tient a cœur « Guerriducancer » et surtout de la perte tragique d’un très bon ami à moi quelque jours auparavant de ce maudit crabe….

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Je retrouve mon Chris qui aura eu de gros déboire avec l’un de ses mollets mais content, tout comme moi d’avoir fait cette course vraiment magnifique !

« Une course à l’ambiance familiale et bon enfant, des bénévoles exceptionnels! Une épreuve a découvrir absolument ou même à redécouvrir par plaisir! Rendez-vous en d’origine du Trail en octobre 2018! »

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