Entre Madras et Baskets … Ma Diagonale des Fous 2017

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Franchir la ligne de l’arche d’arrivée du stade de la Redoute à Saint-Denis à La Réunion : un profond rêve né en tournant les pages des magazines, appréhendé en discutant avec des survivants vainqueurs ou tout simplement « finishers », mais peu importe la place au final, car finir est une victoire des plus périlleuse. Je ne vais pas vous donner des conseils d’entraînement pour cette Diagonale car je ne suis pas les règles, la norme, ce qui est conforme ! Je me laisse diriger simplement au quotidien par mon envie… qui est mon guide dans ce monde de l’Ultra…

Il s’agit donc d’un rêve bien enfoui dans un coin de ma tête que j’ai petit à petit fait émerger dès lors que mon inscription fut effective…une plongée au cœur des Cirques, Remparts et Pitons réunionnais. Mon passé en tant que « traileur » étant relativement light : je tente ! Soyons… fou! En cette année 2017, quelques ultras tout autant magiques furent au programme : La Transgrancanaria, Le Madeira Island Ultra-Trail, L’Ultra-Trail de la Brie des Morin, L’Eco-Trail de Paris, l’Ultra-Trail de Sens, les 80 KM du Mont-Blanc, L’UT4M Challenge et beaucoup de semi et autres marathons. Sans doute un peu trop car j’ai dû composer avec une aponévrose plantaire très douloureuse tout au long de l’année et ce jusqu’à Saint-Pierre La Réunion…

Allons-y, plongeons réellement maintenant au cœur de cette aventure… à 10 000 km de l’hexagone !

Diagonale des Fous

L’île intense toujours en mouvement et entourée par l’Océan Indien

Une semaine sur place fut prévu pour profiter pleinement de ce joyau, l’admirer sous tous les angles et surtout le parcourir et le découvrir. La Réunion c’est la France : avec une population forte d’un métissage venu de tout horizon et incroyablement  accueillant et chaleureux. Un petit bout de France magique, une population qui sait recevoir naturellement et qui va tout donner à son hôte pour son bien-être. Vous avez compris : il y a plein de choses à apprendre et partager sur cet archipel… et à goûter : les fruits exotiques gorgés de soleil, les punchs à la saveur inimitable et la cuisine épicée… Donc beaucoup d’abus la semaine précédant le grand jour : mais c’est également les vacances familiale et je n’ai pas de prétention de réaliser un chrono, mais juste « survivre ».

Diagonale des Fous

Aucunes limites, des réveils programmés très tôt pour aller se mesurer au Piton La Fournaise et sa Plaine des Sables lunaire et silencieuse, pour s’essayer sur le rempart du Maido, un des accès à l’enfer de Mafate, pour aller faire du canyoning du côté de Petit Galet, pour suivre les Baleines depuis le littoral, pour mordre à pleines dents dans cette île, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest avec l’accent chantant des habitants et le bon rhum local pour nous récompenser des dures journées…

Arrive le jour du retrait des dossards à Saint-Pierre: chaleur humaine et torride au programme, ça va monter en pression les prochaines heures ! Pour ma part je suis toujours aussi calme, j’ai hâte d’y être : je sais néanmoins qu’à un moment donné le rêve peut devenir un cauchemar ! Mais quoiqu’il en soit : il faudra vaincre et aller au bout : les Réunionnais parlent d’un voyage où nous devons survivre ! Ce Grand Raid : considéré par beaucoup comme une des courses les plus difficiles au monde !

Parcours de la Diagonale des Fous

Mon aventure c’est pour les 25 ans de l’événement !!! Le défi d’une vie : 166 km et 9700 m de dénivelé positif

Nous sommes le jour J : à Saint-Pierre Ravine Blanche, le 19 octobre 2017. Il est 21h00 environ lorsque je laisse ma moitié pour entrer dans l’enclos des fous. Cet endroit où la pression monte et où nous sommes coupés du reste du monde. Il fait chaud et nous sommes bercés par un concert local prévu pour nous distraire. La vérification des sacs à dos est effectuée et je dois acheter sur place des bandes / pansements (avec leurs normes sous peine d’être disqualifié). En effet, il manque quelques millimètres sur les miennes. Allez, je ne dis rien et je reste sport (Mon billet prévu pour boire des bières sur le parcours s’envolent donc sniff…).

De l’enclos, ils nous libèrent enfin pour atteindre dans un « pogo » très musclé l’arche de départ ! Les spectateurs, les assistances, les passionnés… Ils sont tous là à discuter avec nous, à nous féliciter déjà, à vouloir nous toucher une dernière fois avant le début… Unique au monde ! Je suis déjà dans mon rêve : je ne me rends même pas compte du top départ à 22h tellement c’est l’euphorie et la joie sur place ! Je me laisse emporter par ce bain de foule et guider sur 15 premiers kil’ de folie où les poignées de mains, les encouragements et les cris sont nombreux ! Je n’ai encore jamais vu ça : c’est phénoménal ! Nous passons même au milieu d’une « haie d’honneur ». Autant de ferveur pour nous, coureurs : le regard des gens est stupéfiant, l’échange est spécial. Ils savent ce que nous allons subir, et nous, nous ne le savons pas encore… Une marée humaine, j’ai du mal à trouver les mots encore… J’y suis toujours à l’heure où vous me lisez…

Départ Diagonale des Fous
Crédits phots: www.peignee-verticale.com

Des feux d’artifices pour annoncer que nous quittons Saint-Pierre : après 7 km émouvant. J’entre dans ma course. J’ai des pensées pour les Walmsley et autre Guillon qui vont dérouler…

Je dois vous avouer qu’au fond de moi, car nous avons toujours une petite fierté, je me fixe 45 heures maximum, et si grosse catastrophe : « terminer » par respect. Ah oui, au fait les bâtons sont interdits…haihaihaiiiii… Pas de « plat » à la Réunion : On grimpe, grimpe et grimpe encore en ce début de course : nous quittons le littoral, la civilisation petit à petit, traversons les champs de cannes à sucre. Nous arrivons au 25ème kilomètre (troisième ravitos). C’est la nuit, le ciel est magnifique : des étoiles partout…la magie opère mais la réalité me rattrape, et mon aponévrose commence à pointer le bout de son nez… Je commence à douter car je suis un minimum réaliste, on va voir jusqu’où je vais tenir…

Diagonale des Fous

Continuons sous ce ciel lumineux, les bénévoles sont là, ils nous accompagnent dans ce périple… Je m’étais mis en tête d’arriver avant 08h00 du matin au kilomètre 49 à Mare à Boue à 1600m après être monté à 2040m Nez de Bœuf et avoir contourné le Volcan de la Fournaise qui en cette période commence à s’agiter, la plaine des Cafres. Même s’il fait nuit, je peux vous dire que nous avons traversé des forêts et des pâturages… et déjà beaucoup de marches. Le pseudo objectif est tenu ! J’y suis avant les 08h00 ! J’en profite pour bien manger, me réchauffer tout en appréciant le majestueux Piton des Neiges au loin…ça sent les Cirques ! Et c’est officiel j’ai mal… Je vais devoir commencer les soins. Mais je me laisse aveugler par le soleil qui se lève et qui « pique » déjà… Je continue gaiement en papotant toujours avec mes amis Raideurs… J’ai dû en « saôuler » une bonne partie la nuit dernière…

C’est la fête, je le vois ainsi : « Pourquoi faire la gueule, ou pester ? J’en entends, j’en vois ! Non je refuse…« . Cilaos est à portée de fusil… mais avant cette première base de vie si on peut dire, il y a 16 km à gérer. Je n’ai pas étudié une seconde le parcours très sincèrement, je sais juste que j’ai 170 kil’ à faire (mdr) ! Pas de prise de tête au programme, « vivre » est le maître mot, avancer en est un autre…

Diagonale des Fous

Nous allons commencer par dévaler les prairies face à ce Piton des Neiges que j’immortalise dans ma petite « cabine téléphonique » et attaquer une bosse plaine de caillasses et racines ! Il fait chaud, très chaud même. Le temps de m’équiper de ma saharienne et de mettre de la crème solaire. C’est long et difficile, j’entre enfin dans le dur, et j’aime ça. Arrive cette fameuse et réputée descente du Coteau Kerveguen (nous sommes remontés à 2200 pour info avant ce grand saut). Changement de climat… ça devient humide car ce Coteau est situé en permanence à l’ombre. C’est la jungle. Et lorsque je vous parle de grand saut je n’abuse pas. C’est une descente technique et ultra-périlleuse ! Même dans mes cauchemars les plus fous je n’aurais imaginé une telle descente… C’est très glissant. Nous sommes aidés avec du cordage. J’ai mal au pied, au mollet. Je décide de marcher sereinement jusqu’à Cilaos… Pas le choix. Et je vais devoir changer mes pneus !!!

Diagonale des Fous

J’arrive complètement exténué au Stade de Cilaos, à 1200m et 65 kil’ à la mi-journée. C’est le premier cratère, le premier Cirque… et le moment de se changer et de faire un brin de toilette. Sans oublier les soins et les retrouvailles avec mon assistante de choc qui tout comme moi va apprendre au fur et à mesure et vivre cette aventure humaine en m’apportant du réconfort. Cilaos a ses spécialités gastronomiques : eau minérale, lentilles, vins de pays. J’essaie de faire ma première sieste après la douche. Mais c’est impossible, la chaleur s’accapare de mon corps, j’ai vraiment chaud. Je suis quelque peu troublé par l’atmosphère et du reste du travail à accomplir. « Je décide de laisser tomber l’objectif chrono car le physique n’est pas là.« 

TSILAOSIA « LIEU QU’ON NE QUITTE PAS » : Il va bien falloir, malgré la gentillesse des bénévoles et du pôle santé. J’actionne l’aspirateur pour engloutir tout ce qui traîne sur la table du ravito, un petit bisou à Madame (On se reverra à Sans Souci) et c’est reparti après deux heures d’arrêt. Le moral est revenu, une petite descente à travers les eaux et cascades avant d’entamer l’ascension du Col du Taibit ! Une montée raide où j’ai sué toute l’eau de mon corps et avalé 3 litres d’eau ! L’arrivée se fait dans le brouillard à 2100m environ ! Maintenant je caille, je renfile mon k-way pour descendre parmi les acacias vers Marla. Une descente toujours dans la gestion où nous devons anticiper.

Diagonale des Fous

J’arrive à Marla, la nuit commence à tomber. Nous sommes au km 78 à 1500m environ. Le temps de bien manger et de faire des soins une nouvelle fois. Le médecin me recommande de rendre mon dossard au vu de mon état car la suite c’est Mafate. Mafate est un cocktail indigeste ! Une zone accessible uniquement à pieds, un endroit impitoyable coupé du monde ou seul l’hélicoptère peut te sauver si tu ne dégringoles pas d’une falaise. Le mental est là, même si les larmes ne sont pas loin, je décide de continuer et de réduire sensiblement le rythme pour passer la nuit en marchant. Un pied devant l’autre comme dirait l’autre. Je n’ai pas peur, je me sens fort. L’aventure prend son sens, je comprends le terme « Diagonale des Fous », il faut aller au bout. Il me reste une jambe et surtout une énorme volonté…

La Plaine des Tamarins est traversée, les embuscades déjouées, « je suis dans le dur« , mais j’imagine ce décor grandiose que j’ai vu en parti en reconnaissance de jour. Oui, il s’agit de ma deuxième nuit. Elle est toujours aussi belle… « Seul au monde » dans ce « No man’s land » J’avance alors que je commence à voir des personnes tomber, abandonner. J’essaie de leur donner du courage, mais en vain pour certains. J’ai mal pour eux ! Voilà le Col des Bœufs qu’il faut arpenter. Je tombe enfin de fatigue au bord du vide pendant l’ascension. Pas le choix, même si c’est dangereux, je m’assoupis 45mn environ… avec l’impression d’avoir dormi 5mn seulement, emmitouflé de ma veste, mon pantalon rain, bonnet, gants…

J’ai vraiment l’impression d’être dans un mauvais rêve. Je plonge un peu plus loin au fond de moi… Je repars frigorifié. C’est difficile de remettre la machine en route. « Seulement 83 km parcourus« . S’ensuivent, toujours de nuit, La Plaine des Merles, Sentier Scout où nous traversons plusieurs ravines aux roches glissantes, La Plaque. On va dire que ça descend jusqu’à 880 m et 93 km. Et ça pique… C’est l’heure de se battre, le soleil va se lever, mon deuxième… Je souhaite arriver à Roche Plate au petit matin. Avant cela un énième raidillon escarpé, des descentes périlleuses, des traversées de gué… dont les écoulements bercent ma nuit.

Diagonale des Fous

Nous sommes vers le 100e km, je suis ensorcelé par les lieux. Je ne comprends plus grand chose, je me plonge dans ce rêve ou cauchemar, je tiens bon. J’avance : Ilet à Bourse, Ecole, le Bloc. Des traversées de gué où j’ai la chance d’y plonger mon pied douloureux et ma cheville qui a sauté et surtout cette bosse de la Roche Ancrée qui me hante encore. Que ce fut difficile. Mais l’aube se lève, et j’arrive à Ecole Roche plate, à 1100m, en mauvais état. J’en ai « chié », mais les podologues et infirmières vont me remettre d’aplomb pour attaquer ce rempart du Piton Maido et sortir de cet enfer sur terre (Mafate). Je ne traîne pas trop à Roche Plate car je sais que ça va cogner pendant notre évasion de Mafate avec cette montée raide que je connais. Environ deux heures pour arriver au sommet de Maido « tête dure » / Piton des Orangers. Des larmes tout au long de cette grimpette… et forcément, arrivé au sommet : « je craque« . J’essaie de me cacher, les aficionados de cette dinguerie l’ont décelé ! Beaucoup m’accompagnent jusqu’au ravito et tentent de trouver les mots. « Ils me disent que les Cirques sont derrière ! Que le plus dur est fait…« .

La Diagonale des Fous
Le silence et la solitude… Un aventurier juste devant moi… La sorcellerie de Mafate.

Je m’effondre dans les mains des infirmières, nous sommes à 2100m, au 113e kilomètre. J’ai vraiment mal, mon entorse s’aggrave, mon pied est énorme. Rien n’y fait. Je songe à rendre mon dossard, je le regarde, je le tiens dans ma main, le froisse… J’ai le regard vide, le corps las, je broie du noir et ne trouve plus de ressource… si, il m’en reste une : celle de rejoindre celle qui m’attend à Sans Souci 14 kilomètres plus bas. Je me relève et chouine une dernière fois en restant sur le cul à contempler cette cuvette depuis Maido. Ce cirque aliénant, celui de Mafate, ce lieu maudit par la légende mais qui demeure somptueux. Je regarde dorénavant la barrière horaire je vais jouer avec. C’est 14 km de descente que je vais…marcher… J’ai la haine… mais je n’ai pas le choix. « C’est le prix à payer« .

Je le fais avec un traileur qui lui a perdu un adducteur ! La balade des éclopés… Le soleil fait place à une pluie très fine. Nous avançons très doucement mais sûrement… à travers les vergers et les fruits de la passion… Nous humons le littoral, et son air iodé… pour arriver difficilement jusqu’à la seconde base de vie qui est Sans Souci, encore deux heures d’arrêt pour être « retapé », chouchouté par le pôle santé et ma petite femme. Nous sommes au kil’ 126 à 350 m. Une infirmière et son collègue qui me suivent depuis le début me font un strap de compétition avec l’aide d’un podologue pour aller au bout. Je croise également des amis. Personne ne veut que j’arrête. Toutes et tous m’exhortent pour continuer… Il reste 40 kilomètres, un marathon et pas beaucoup de dénivelé. Je consulte pour la première fois mes SMS, mails, réseaux sociaux etc… Je suis impressionné par tous ces encouragements!

« C’est décidé : JE FINIS… »

Diagonale des Fous

Je parviens tant bien que mal à trottiner. Franchissement de la Rivière de Galets, une côte puis une descente où nous nous accrochons dans les branches, j’ai adoré ce moment « fun » de lévitation, mes pieds se sont reposés et mes bras ont travaillé pour me propulser et pour rejoindre Ratineau, Grande Montagne et Possession ! Galets, bitume, forêts, montée, descente, rythment la suite… Je n’ai plus la notion de temps ! Je suis euphorique ! Nous traversons quelques villages, les fous sont là à nous crier dessus et nous ravitailler à l’ancienne, au rhum ou à l’eau, au manioc ou à la patate douce ! La fête revient : ça sent bon la fin ! Les habitants sont heureux de nous tendre leurs mains , ils mettent les watts avec la musique créole. Prudence encore… Mais la nostalgie s’empare à présent de moi, j’ai l’impression que le voyage se termine même s’il reste 25 kilomètres, juste 25 km…

Diagonale des Fous

Bon et bien allons pour une troisième nuit étoilée… Cela n’était pas prévu, mais je suis vraiment motivé pour survivre à ce chantier. Mon « assistante » me suit à tous les ravitos qui vont me mener à la fin. Elle se surpasse et me récupère après un Chemin des Anglais ultra-douloureux pour mes pieds en pleine nuit. Du pavé encore et encore, des montées raides insupportables, et des descentes où je n’arrive plus à poser un pied. C’est LE cauchemar… Pendant une bonne dizaine de km. Je n’ose pas dormir à terre comme j’ai essayé aux Bœufs car il y a des araignées : beurk !!! A moitié endormi, aphone, sans repère, ne maîtrisant plus rien, complètement paumé ! J’ai un mal fou à percevoir ce qu’il se passe…  Mon ange-gardien me saisit en plein vol et me fait dormir deux heures à la Grande Chaloupe au kilomètre 151. C’était ça ou l’abandon. Elle me sauve, me soigne les pieds et me remet sur les rails : j’en ressors revitalisé…

Diagonale des Fous

Nous remontons avec les guerriers le Colorado à 700m. Une ascension qui ne m’a pas marqué plus que cela, car elle n’est pas des plus difficiles et nos têtes pensent trop à la fin… L’aube se lève une nouvelle fois, c’est la troisième et la dernière. La sensation du presque « devoir-accompli » s’empare de moi.  Une dernière descente de crête avec des racines malveillantes pour entrer en forêt et un sourire grandissant. Les 8 derniers km pour déjà immortaliser et penser cette histoire… J’arrive à Saint-Denis… « Stade de la Redoute » au bout de 56 heures…166 km et 9700 m de D+

« J’ai survécu ! »

Ceci est ma Diagonale des Fous… J’ai joué avec le feu concernant ma santé, mais ma volonté fut plus forte! Une belle leçon d’humilité et de partage. Vos messages furent également déterminants. Le seul bémol étant les déchets jetés par les coureurs sur le parcours. Avec tous leurs détritus, on aurait pu remplir une remorque. C’est scandaleux ce manque de respect sachant que nous avons des poubelles tous les 10-13 km.

Je tiens par ce récit à remercier ma tendre et le pôle santé de ce Grand Raid sans qui le rêve se serait brisé…les bénévoles incroyablement gentils et naturels au quotidien de leur…ultra ! J’ai été traité comme un Prince. Je n’oublie pas mes partenaires WAA Ultra, Life+, Baume du Tigre, Conseil Running PC. Je remercie La Réunion et tous ses habitants attachants… car j’ai rempli mes yeux de toutes cette beauté humaine et naturelle

« … Le rêve continue, car d’autres défis encore plus dingues me font les yeux doux… »

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