La cool attitude aux Foulées Nocturnes de l’Eléphant

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Il y a dix, jours, Wondertrail prenait le départ pour les 10 bornes qui composent les Foulées Nocturnes de L’Eléphant à Nantes. Et c’était vraiment sympa !

Récupération du dossard

Village de coursePour choper son numéro, on avait jusqu’au samedi 19h (top pratique) et il fallait se rendre à La Cité des Congrès. Pas évident si l’on n’est pas de la ville, car un chouille excentré. Heureusement, Goople Map ne nous fait jamais défaut, vive les smartphones ! Arrivée, je découvre un village de course assez fourni qui ravira tout le monde. En effet, mon filleul n’a d’yeux que pour le mur d’escalade et les ballons distribués sur deux stands différents, sa maman se laisse séduire par le massage gratuit du dos offert sur un autre stand, et moi je suis émerveillée par le centre de test Hoka One One, et le stand d’un artiste dont je vous parlerai dans un autre article.

Ici, on récupère aussi bien son dossard pour le 10km que le semi ou le marathon, chaque course ayant son emplacement dédié. L’organisation est parfaite, il ne me faut que 2 minutes chrono pour prendre mon papier et mon tee-shirt technique Decathlon. Rose pour les filles, jaune pour les garçons… Comme pour Marseille/Cassis, je trouve ça un peu dommage que les genres soient toujours catégorisés de la sorte, mais bon.

C’est parti pour le show !

Selfie ElephantLe départ se passe dans un hangar ouvert sur l’île des Machines de Nantes, habituellement fréquenté par les familles branchées de la région. Ok, je caricature un peu, d’autant plus que c’est un endroit plutôt sympa qui me fait penser au quartier de Williamsburg à Brooklyn (so hipster cool), en moins développé tout de même. Sur notre chemin, on admire l’éléphant articulé, et les coureurs qui s’échauffent… Dans ce genre de zone industrielle il y a de la place ! Ca tombe bien car on est 6000 à vouloir fouler la chaussée de nuit. Evidemment, c’est la queue aux toilettes.

Pour se rendre sur la ligne de départ, c’est un peu à l’instinct. L’ambiance est au top, ça faisait longtemps que je n’avais pas été autant stimulée pour courir ! J’en profite pour copiner avec mes camarades d’attente. A côté de moi, Claudine, 54 ans, est là pour réaliser sa première course officielle. Elle m’explique que ça fait à peine un an qu’elle pratique, et que comme jusque là son maximum sur une séance c’est 10km, ben elle s’est inscrite sur un 10km : « Pour démarrer ! En plus c’est la seule course nocturne dans la région, qui plus est un samedi soir. Je trouve ça rigolo. » Ce qui est fun aussi, c’est que pas mal de gens sont déguisés.

Un parcours blindé

C’est au son d’un DJ que le départ est donné. Je souhaite bonne chance à Claudine et j’essaye de me frayer un chemin parmi les athlètes du jour. Il est très difficile d’évoluer les 2/3 premiers kilomètres tellement le peloton est dense, certains râlent, d’autres relativisent car ils ne sont pas la pour faire un chrono… De mon côté, je sais que je ne vais pas révolutionner mon temps sur un 10 bornes ce soir, alors je me sers de la foule pour ne pas perdre le rythme, je fais du « drafting » comme on dirait en triathlon !

Le parcours est assez roulant enchaînant bitume, pavés, chemins à caractère urbains… Il y a bien quelques faux plat, et les légères montées des ponts que nous prenons, mais rien de méchant même si je ne les apprécie pas des masses (on ne se refait pas, et pourtant en trail je ne les maudis pas vraiment). On ne visite pas vraiment Nantes, dommage. Mais ce qui m’interpelle le plus, c’est l’absence de kilométrage. Partie sans montre, ça me gène un peu de ne pas savoir où j’en suis. Et côté ravito, de l’eau. Je trouve ça suffisant pour ce type de distance, en revanche le nombre de bénévoles me paraît insuffisant, et il leur est difficile de remplir les verres avec leurs bouteilles pour satisfaire tout le monde.

Mais ces petits désagréments sont vite balayés par la bonne humeur et le sourire des participants et surtout ceux des supporters. Je l’avoue, je ne m’attendais pas à autant d’encouragements à Nantes, surtout après 21h ! Des familles, des couples, des amis, des enfants dotés de pancartes, de voix tonitruantes, de mains qui clappent. Ils pallient aux animations de type Batucada et musiciens, mal disséminés sur le parcours.

Place à la fête

Concert 1Et la bonne ambiance continue à l’arrivée, qui est placée au même niveau que fut le départ. La encore, le flux de coureur, mais également le passage restreint, empêchent de finaliser son plaisir avec un sprint digne de ce nom. J’accélère quand même un peu au son d’un DJ bien décidé à me faire danser une fois que j’aurai chopé mon ravito… Qui n’est pas facile d’accès ! En effet, pour cette course, pas d’espace réservé aux coureurs. Arriver au ravitaillement est un parcours du combattant et j’attrape tant bien que mal un verre d’eau et un quart d’orange. Il y a pleins d’autres vivres, mais je n’en ai pas envie.

Je trouve mon amie, venue se sustenter d’un burger dans l’un des foodtrucks installés sous le hangar. Je vous l’avais bien dit, l’ambiance est trendy cool aux Foulées Nocturnes de l’Eléphant, tellement que je vais rester jusqu’à ce que l’organisation commence à démonter l’arrivée pour danser sur le set du DJ avec quelques courageux. Certains coureurs se payent une cigarette en écoutant la musique, d’autres se gratifient d’une bière ou d’un verre de vin : ça ressemblerait presque à un festival de musique, et c’est plutôt cool.

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